Vue aérienne des gratte-ciel de Shinjuku à Tokyo sous un ciel bleu, avec le parc de Yoyogi en arrière-plan
Sécurité

Séismes et tsunamis au Japon : risque réel, alertes et que faire en voyage

Le Japon tremble presque tous les jours, et pourtant des dizaines de millions de touristes le visitent chaque année sans rien remarquer d'autre qu'une petite oscillation. Voici le risque réel, les alertes à installer sur votre téléphone et les gestes à connaître, à l'hôtel comme au bord de mer.

Mis à jour en octobre 202612 min de lecture

Des séismes M6+ mondiaux
≈ 18 %
Délai d'une alerte tsunami
3 min
Norme antisismique actuelle
1981

Séismes au Japon : faut-il s'inquiéter pour son voyage ?

Non. Le Japon est l'un des pays les plus sismiques au monde : il concentre environ 18 % des séismes de magnitude 6 ou plus de la planète, selon le Bureau du Cabinet japonais. Mais la quasi-totalité de ces secousses est faible ou se produit au large. Sur un séjour de deux semaines, le scénario le plus probable est de ne rien sentir, ou de sentir une fois la chambre d'hôtel osciller quelques secondes, pendant que les Japonais autour de vous continuent leur repas.

France Diplomatie ne déconseille aucune région du Japon pour raison sismique. Sa fiche, mise à jour le 10 septembre 2026, rappelle le risque et demande surtout de la vigilance pendant la saison des typhons, de juin à novembre, que nous détaillons dans quand partir au Japon. Le pays a accueilli 36,9 millions de visiteurs étrangers en 2024, un record.

Ce qui protège le voyageur, c'est le pays lui-même. Des bâtiments construits pour encaisser les secousses, des trains qui freinent seuls, des alertes qui arrivent sur les téléphones avant les ondes les plus fortes, et une population entraînée depuis l'école. Les drames récents ont surtout frappé des zones rurales, dans des maisons anciennes en bois, loin des circuits touristiques.

Passants traversant une rue ensoleillée devant la porte Kaminarimon du Senso-ji à Asakusa, Tokyo
Asakusa un matin ordinaire : la plupart des secousses passent inaperçues dans la foule.

Les derniers séismes importants au Japon (2024-2026)

Trois séismes de magnitude 7 ou plus ont touché le Japon en 2026. Aucun n'a concerné Tokyo, Kyoto ou Osaka. Ce tableau est mis à jour après chaque séisme notable.

DateSéismeCe qui s'est passé
28 juillet 2026Kumamoto (Kyushu), M 7,1, shindo 739 morts, avis de tsunami de 1 m sans vague observée. Shinkansen du Kyushu repris le 31 juillet jusqu'à Kumamoto, le 7 août jusqu'à Kagoshima.
25 juin 2026Large d'Iwate et d'Aomori, M 7,2Shindo 6 fort à Hashikami, 6 blessés, aucune alerte tsunami.
20 avril 2026Large de Sanriku (Tohoku), M 7,5 environAlerte tsunami jusqu'à 3 m, vague de 80 cm à Kuji, 10 blessés. Shinkansen suspendus quelques heures.
8 décembre 2025Large d'Aomori, M 7,5Tsunami jusqu'à 70 cm, une cinquantaine de blessés.
30 juillet 2025Kamtchatka (Russie), M 8,8Alerte tsunami sur toute la côte Pacifique du Japon, évacuations, vagues modestes à l'arrivée.
1er janvier 2024Péninsule de Noto, M 7,6, shindo 7Plus de 500 morts, décès liés à l'évacuation compris. Tsunami d'au moins 1,2 m à Wajima.

Le séisme de juin 2026 illustre un point mal connu : un séisme de magnitude 7 ne provoque pas forcément de tsunami. Tout dépend de la profondeur et du mouvement de la faille, et l'Agence météorologique du Japon (JMA) tranche en quelques minutes.

Que faire pendant un séisme au Japon ?

Une secousse dure en général de quelques secondes à une minute. Le geste de base vaut partout : protéger sa tête, s'éloigner de ce qui peut tomber, et ne pas courir. La plupart des blessures viennent d'objets qui chutent ou de gens qui se précipitent dehors, pas de bâtiments qui s'effondrent.

Séisme à l'hôtel ou dans un appartement

Mettez-vous sous une table solide ou contre un mur intérieur, loin des fenêtres et des armoires. Restez dedans : un hôtel japonais récent est l'un des endroits les plus sûrs pendant la secousse. Quand elle s'arrête, ouvrez la porte de la chambre, qui peut se coincer si le cadre se déforme, et chaussez-vous à cause du verre éventuel. Le plan d'évacuation est affiché derrière la porte, et beaucoup d'hôtels laissent une lampe torche dans la chambre. Ne prenez pas l'ascenseur : il s'arrête automatiquement au palier le plus proche et reste bloqué jusqu'au contrôle d'un technicien.

Séisme dans la rue ou dans un magasin

Dehors, éloignez-vous des façades, des enseignes, des distributeurs automatiques et des murs en parpaings, qui sont les premiers à tomber. Protégez votre tête avec votre sac. Dans un grand magasin ou un centre commercial, écartez-vous des rayonnages et des vitrines, et suivez les consignes du personnel, formé à l'évacuation.

Séisme dans le métro, le train ou le Shinkansen

Tenez une barre ou restez assis. Le Shinkansen et la plupart des trains freinent automatiquement dès que les sismographes installés le long des voies détectent les premières ondes, avant les plus fortes. Le train peut ensuite rester à l'arrêt longtemps, le temps d'inspecter les voies : ne descendez jamais sans consigne. Après un séisme fort, comptez plusieurs heures de perturbations, voire plusieurs jours sur la ligne touchée. C'est pour cela qu'un jour tampon avant le vol retour est une bonne idée.

Deux Shinkansen N700 à quai dans une gare de Tokyo, avec des voyageurs sous la verrière
Dès les premières ondes, le Shinkansen freine seul, avant les secousses les plus fortes.

Séisme au bord de la mer

C'est la seule situation où il faut partir tout de suite. Si la secousse est forte ou dure longtemps, quittez la plage ou le port et montez vers un point haut sans attendre l'alerte officielle. Le détail est dans la partie tsunami plus bas.

Après la secousse : répliques et avis de la JMA

Après un séisme fort, des répliques suivent pendant des jours. La JMA demande en général de rester prudent pendant une semaine environ, durée pendant laquelle une secousse d'intensité comparable reste possible. Depuis décembre 2025, elle émet aussi un avis spécifique pour la côte Pacifique du Hokkaido et du Tohoku, le Subsequent Earthquake Advisory, quand un premier séisme peut en annoncer un plus gros. Il a été déclenché pour la deuxième fois après le séisme du 20 avril 2026, jusqu'au 27 avril. Ce n'est pas un ordre d'évacuer : on garde son sac prêt et on évite de dormir au ras de la mer.

Alertes séisme sur téléphone au Japon : J-Alert et Safety Tips

Le Japon diffuse deux types d'alertes sur les téléphones. Le Kinkyū jishin sokuhō (緊急地震速報), l'alerte sismique précoce de la JMA, sonne quelques secondes avant l'arrivée des ondes fortes quand une secousse importante est attendue. Le système J-Alert relaie, lui, les alertes tsunami, les missiles et les autres urgences nationales. Les deux arrivent avec une sonnerie stridente impossible à confondre, même en mode silencieux.

Recevoir l'alerte d'urgence avec un téléphone français

L'alerte est diffusée par les antennes à tous les téléphones connectés à un réseau japonais, en itinérance avec votre forfait français ou avec une eSIM Japon. La plupart des smartphones récents l'affichent, à condition que les alertes d'urgence soient activées dans les réglages de notification. Ce n'est pas garanti pour tous les modèles, et le texte est en japonais. D'où l'intérêt d'une application en doublon.

Safety Tips, l'application officielle (pas en français)

Safety Tips est éditée par l'Agence japonaise du tourisme. Gratuite, elle envoie les alertes sismiques précoces, les alertes tsunami, les alertes météo et des consignes d'évacuation, avec des cartes de phrases à montrer aux Japonais. Elle existe en 15 langues, mais pas en français : choisissez l'anglais. Elle fonctionne avec une connexion internet, ce qui suppose des données mobiles actives.

Voir les eSIM Japon F4EAA9AC-14F0-4697-81D1-986E3214A30F

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NHK World, Wi-Fi d'urgence et autres sources d'information

Pour suivre la situation après un séisme, NHK World-Japan publie une page séismes en français et diffuse en anglais à la télévision, que la plupart des hôtels captent. En cas de catastrophe majeure, les opérateurs ouvrent un Wi-Fi gratuit et sans mot de passe, 00000JAPAN, accessible à tous. Enfin, inscrivez votre voyage sur Ariane, le service de France Diplomatie : l'ambassade peut ainsi vous joindre si une crise touche votre région.

Tsunami au Japon : zones à risque et niveaux d'alerte

Le tsunami est le vrai danger d'un grand séisme au Japon, bien plus que la secousse. Celui du 11 mars 2011 a fait plus de 18 000 morts et disparus, presque tous noyés. Depuis, le système d'alerte a été revu : la JMA émet son bulletin environ trois minutes après la secousse, parfois moins, avec trois niveaux.

Niveau JMAHauteur attendueCe qu'il faut faire
Alerte majeure
大津波警報
Plus de 3 m (annoncé 5 m, 10 m ou plus de 10 m)Évacuer immédiatement vers un point haut, le plus haut possible
Alerte
津波警報
De 1 à 3 mÉvacuer les côtes et les berges des fleuves
Avis
津波注意報
De 0,2 à 1 mSortir de l'eau, quitter les plages et les quais

Pour un très grand séisme, dont la magnitude n'est pas encore connue, le premier bulletin ne donne pas de chiffre mais une mention « énorme » ou « haut ». C'est voulu : en 2011, une première estimation trop basse avait retardé des évacuations. Un avis à 1 m paraît modeste, mais un courant de cette hauteur suffit à emporter un adulte.

Panneau bilingue d'itinéraire d'évacuation tsunami peint sur la chaussée à Kamakura, indiquant le temple Hase-dera à 430 m
À Kamakura, le marquage au sol indique le refuge le plus proche et la distance à parcourir.

Quelles côtes du Japon sont exposées aux tsunamis ?

Surtout la côte Pacifique : le Tohoku et sa côte de Sanriku, frappés en 2011, en 2025 et en 2026, puis la côte qui va de Tokyo au Kyushu en passant par Nagoya, Osaka et le Shikoku, exposée au futur séisme du Nankai. La mer du Japon n'est pas épargnée, comme l'a montré la péninsule de Noto en 2024. Les grandes villes sont au fond de baies protégées par des digues, mais leurs quartiers de bord de mer restent concernés. Chaque commune publie une carte des risques (hazard map) qui indique les zones inondables et les refuges.

Les réflexes en cas d'alerte tsunami

Montez, ne partez pas en voiture : les routes côtières se bloquent en quelques minutes. Suivez les panneaux bleu et vert Tsunami Evacuation Area ou réfugiez-vous dans un bâtiment en béton de plusieurs étages, au troisième étage au moins. Beaucoup d'hôtels de bord de mer sont désignés comme refuges. Ne retournez pas chercher vos affaires et ne descendez pas voir la mer : un tsunami arrive en plusieurs vagues, et la première n'est pas toujours la plus haute. Attendez la levée officielle de l'alerte, qui peut prendre plusieurs heures.

Échelle shindo : comprendre l'intensité d'un séisme au Japon

Les médias français parlent de magnitude, les Japonais de shindo (震度). La magnitude mesure l'énergie libérée à la source, une seule valeur par séisme. Le shindo mesure ce que le sol subit à un endroit donné, de 0 à 7. Un séisme de magnitude 7 au large peut ne donner qu'un shindo 3 à Tokyo. C'est le shindo de votre ville qui compte pour vous.

ShindoCe qu'on ressentExemple récent
1 à 2Ressenti par certaines personnes immobiles, lampes qui oscillentPlusieurs fois par semaine à Tokyo
3 à 4Ressenti par presque tous, vaisselle qui tinte, objets mal posés qui tombentQuelques fois par an dans la capitale
5 faibleBeaucoup de gens ont peur, des objets tombent des étagèresSeuil de l'alerte sur téléphone
5 fortDifficile de marcher sans se tenir, des téléviseurs tombentHashikami, avril 2026
6 faibleDifficile de rester debout, des portes se bloquentAux alentours de l'épicentre d'un M7
6 fortOn ne se déplace qu'à quatre pattes, murs en parpaings effondrésHashikami, juin 2026
7Meubles projetés, bâtiments anciens et peu résistants qui s'effondrentNoto 2024, Kumamoto 2026

Les descriptions viennent du tableau officiel de la JMA. Un shindo 7 reste rare : quelques séismes par décennie, toujours sur une zone limitée autour de l'épicentre.

Normes antisismiques japonaises : pourquoi les bâtiments tiennent

Le Japon a durci ses règles de construction après chaque grand séisme. Pour un voyageur, cela veut dire qu'un hôtel moderne est conçu pour rester debout pendant le séisme le plus fort attendu dans sa région.

1981, la norme « shin-taishin »

Après le séisme de Miyagi de 1978, le Japon a adopté en 1981 une nouvelle norme, dite shin-taishin (nouvelle résistance sismique). Elle impose qu'un bâtiment ne s'effondre pas lors d'un séisme de shindo 6 fort à 7, et qu'il ne subisse presque aucun dégât lors des secousses moyennes. Lors du séisme de Kobe en 1995, la grande majorité des immeubles effondrés dataient d'avant 1981. En 2000, une révision a durci les règles pour les maisons en bois : fondations, assemblages et étude du sol.

Taishin, seishin, menshin : trois façons de résister

Les ingénieurs japonais combinent trois techniques. Le taishin renforce la structure pour qu'elle encaisse. Le seishin ajoute des amortisseurs qui absorbent l'énergie, courant dans les tours. Le menshin pose le bâtiment sur des isolateurs en caoutchouc qui le découplent du sol : c'est le cas d'hôpitaux, de musées et de grands immeubles récents. Dans une tour de Tokyo, vous sentirez un balancement lent et long : il est voulu, la structure plie au lieu de casser.

Tours de bureaux de Nishi-Shinjuku vues d'en haut, à Tokyo
Les tours de Nishi-Shinjuku sont conçues pour osciller et dissiper l'énergie des secousses.

Choisir un hôtel au Japon quand on s'inquiète des séismes

Les hôtels des grandes chaînes et les établissements construits ou rénovés après 1981 répondent à la norme actuelle. Un ryokan traditionnel en bois n'est pas dangereux pour autant, beaucoup ont été renforcés, mais si la question vous préoccupe, demandez l'année de construction ou privilégiez un hôtel récent dans les villes. Sur la côte, une chambre en étage dans un bâtiment en béton vous met aussi à l'abri d'un tsunami.

Séisme du Nankai au Japon : que valent les « 60 à 90 % » ?

Le chiffre revient à chaque grosse secousse. La fosse de Nankai, au large de la côte qui va du mont Fuji au Kyushu, produit des séismes de magnitude 8 à 9 tous les cent ans environ, le dernier remontant aux années 1940. Le 14 janvier 2026, le Comité de recherche sur les séismes du gouvernement japonais a mis à jour sa probabilité pour les 30 prochaines années, avec deux fourchettes selon le modèle de calcul : 60 à 90 % ou plus, et 20 à 50 %. Jusqu'en 2025, il affichait un chiffre unique, « environ 80 % ».

Ce n'est pas une prévision, et cela ne dit rien de votre semaine de vacances. Rapporté à un séjour de quinze jours, même le chiffre le plus haut donne une probabilité de l'ordre de 0,3 %. Pour Tokyo, le gouvernement estime à environ 70 % le risque d'un séisme de magnitude 7 sous la capitale d'ici 30 ans. Ces chiffres servent à préparer les villes, les digues et les plans d'évacuation, pas à choisir ses dates de voyage.

L'avis « mégaséisme » de la JMA, comment le lire

Si un séisme de magnitude 6,8 ou plus survient dans la zone du Nankai, la JMA publie une information spéciale. Le premier avis de ce type a été émis le 8 août 2024, après un séisme de magnitude 7,1 au large de Miyazaki, et levé au bout d'une semaine sans incident. Le pays a continué de tourner : trains à vitesse réduite sur certains tronçons, quelques plages fermées, des feux d'artifice annulés. Si un tel avis tombe pendant votre séjour, gardez votre itinéraire, évitez de dormir au ras de la mer sur la côte concernée et suivez Safety Tips. Lors de sa réunion de mai 2026, le comité n'a relevé aucun changement inhabituel dans la zone.

Assurance voyage au Japon et catastrophes naturelles

Le Japon a un excellent système de santé, mais il n'est pas gratuit pour les touristes : une hospitalisation après une chute ou une blessure se paie au prix fort. Une assurance voyage couvre les soins, le rapatriement et, selon le contrat, les frais d'hôtel ou de transport liés à un événement imprévu. Lisez la clause « catastrophes naturelles » : certains contrats excluent les frais causés par un séisme ou ne couvrent l'annulation qu'en option. Notre guide de l' assurance santé au Japon compare les formules.

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Numéros d'urgence au Japon en cas de séisme

NuméroServiceLangues
119Pompiers et ambulanceJaponais, interprète en anglais selon les villes
110PoliceJaponais, anglais dans les grandes villes
050-3816-2787Japan Visitor Hotline (office du tourisme), 24 h/24Anglais, chinois, coréen
171Messagerie vocale catastrophe de NTT, pour laisser un message à ses prochesJaponais (guidage vocal)
+81 3 5798 6000Ambassade de France à TokyoFrançais

Aucun service d'urgence japonais ne répond en français. Depuis un téléphone étranger, la Japan Visitor Hotline se compose +81 50 3816 2787. Elle renseigne sur les séismes, les transports interrompus et les hôpitaux qui parlent anglais.

Questions fréquentes

Est-il prudent de voyager au Japon en ce moment ?

Oui. Au 7 octobre 2026, France Diplomatie ne déconseille aucune région du Japon pour raison sismique : sa fiche, mise à jour le 10 septembre 2026, appelle surtout à la vigilance pendant la saison des typhons, de juin à novembre. Après un séisme important, vérifiez seulement l'état des transports dans la région touchée, comme dans le Kyushu après le séisme de Kumamoto de juillet 2026.

Y a-t-il souvent des tremblements de terre au Japon ?

Oui, presque tous les jours, mais l'immense majorité ne se sent pas ou se résume à une petite oscillation de quelques secondes. Le Japon concentre environ 18 % des séismes de magnitude 6 ou plus enregistrés dans le monde. Un séisme destructeur reste un événement rare à l'échelle d'un séjour de deux ou trois semaines.

Est-ce que je recevrai les alertes séisme avec mon téléphone français ?

Souvent, mais pas à coup sûr. L'alerte d'urgence japonaise est diffusée par les antennes à tous les téléphones connectés au réseau japonais, en itinérance ou avec une eSIM locale, si les alertes d'urgence sont activées dans les réglages. Certains modèles ne l'affichent pas. Installez en doublon l'application Safety Tips, gratuite, qui envoie les mêmes alertes en anglais.

L'application Safety Tips existe-t-elle en français ?

Non. Safety Tips, l'application officielle de l'office du tourisme japonais, est disponible en 15 langues, dont l'anglais, l'espagnol et le portugais, mais pas en français. Réglez-la en anglais : les alertes sont courtes et les consignes s'accompagnent de pictogrammes.

Que faire si un séisme survient dans le Shinkansen ?

Rester assis et se tenir. Le Shinkansen freine automatiquement dès que les sismographes installés le long des voies détectent les premières ondes, avant les secousses les plus fortes. Ne descendez pas sur les voies : attendez les consignes du personnel, même si l'arrêt dure longtemps.

Quel a été le plus gros tsunami au monde ?

La vague la plus haute jamais mesurée a atteint environ 524 mètres dans la baie de Lituya, en Alaska, en 1958, à la suite d'un éboulement géant. Pour un tsunami d'origine sismique, celui du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien est le plus meurtrier de l'histoire. Au Japon, le tsunami du 11 mars 2011 a dépassé 40 mètres de remontée par endroits sur la côte du Tohoku.

Un tsunami est-il possible en France ?

Oui, mais rarement et à petite échelle, surtout en Méditerranée. Le séisme ligure de 1887 a provoqué un petit tsunami sur la Côte d'Azur, et en 1979 l'effondrement d'un remblai de l'aéroport de Nice a causé une vague meurtrière à Antibes. Le risque n'a rien de comparable avec celui de la côte Pacifique du Japon.

Quel est le pays le plus sismique du monde ?

Le Japon, l'Indonésie et le Chili figurent parmi les pays les plus actifs, tous situés sur la ceinture de feu du Pacifique. Le Japon est celui qui enregistre le plus de secousses, parce qu'il est posé à la rencontre de quatre plaques tectoniques et qu'il dispose du réseau de sismographes le plus dense au monde.

Faut-il annuler son voyage au Japon après un séisme ?

Rarement. Un séisme, même fort, touche une région précise, et les villes les plus visitées, Tokyo, Kyoto ou Osaka, ne sont pas concernées par la plupart d'entre eux. Regardez l'épicentre, l'état des trains dans la zone et la fiche de France Diplomatie. Si votre itinéraire passe par la région touchée, décalez cette étape plutôt que tout le voyage.

Crédits photos, via Wikimedia Commons : Panneau d'évacuation tsunami à Kamakura par DimiTalen (CC0). Autres photos : Pexels.

Écrit et vérifié par

Rédactrice franco-japonaise, au Japon depuis 2014 (12 ans). Japonais JLPT N1. Installée au Japon depuis 2014, Sofia a vécu des dizaines de secousses à Tokyo et garde Safety Tips sur son téléphone. Sources : Agence météorologique du Japon (JMA), Comité de recherche sur les séismes, JNTO, France Diplomatie.

Mis à jour le 7 octobre 2026Méthodologie éditorialeProfil de l'auteur