Enseignes lumineuses des boutiques d'électronique d'Akihabara à Tokyo, la nuit
Avant de partir

Prise électrique au Japon : quel adaptateur et quel voltage

Le Japon fonctionne en 100 volts avec des prises de type A, deux fentes plates. Vos chargeurs de téléphone, d'ordinateur et d'appareil photo s'en accommodent sans rien changer. Il vous faut un adaptateur de fiche, pas un transformateur.

Mis à jour en septembre 20269 min de lecture

Tension
100 V
Prise
Type A
Fréquence
50/60 Hz

Votre appareil passe-t-il au Japon ?

Choisissez ce que vous comptez emporter. Le verdict s'affiche à l'endroit même où vous devrez le vérifier : la plaque au dos du bloc secteur, celle qui porte la mention INPUT.

Ce que vous emportez

Input

100-240V ~ 50/60Hz

Passe au Japon

Adaptateur type A, rien d'autre.

Tous les chargeurs USB vendus depuis une quinzaine d'années acceptent la plage complète. La charge est marginalement plus lente sur 100 V, de l'ordre de quelques minutes sur une nuit, ce que personne ne remarque.

La mention qui tranche est gravée sur le bloc secteur de votre appareil. 100-240V veut dire qu'il fonctionne partout, un adaptateur suffit. 220-240V seul veut dire qu'il est prévu pour l'Europe et rien d'autre.

L'adaptateur, à mettre dans la valise maintenant

C'est l'oubli classique, celui qu'on découvre à 23h dans une chambre de business hotel avec 6 % de batterie. Un modèle Europe vers type A coûte moins de dix euros et pèse trente grammes. Prenez-en deux si vous voyagez à plusieurs : les chambres japonaises ont rarement plus de deux prises accessibles près du lit.

Voir les adaptateurs type A image/svg+xml

Lien partenaire. Le prix ne change pas pour vous, le site touche une commission si vous achetez.

Le type de prise japonais, et pourquoi la fiche française n'entre pas

Le Japon utilise la prise de type A : deux fentes plates verticales, parallèles, sans terre. C'est la prise nord-américaine, le pays l'a adoptée sous influence américaine à la fin du XIXe siècle et ne l'a jamais changée. La fiche française, elle, est de type E : deux broches rondes et un trou pour la broche de terre mâle qui dépasse de la prise murale. Les deux géométries ne communiquent pas, d'où l'adaptateur.

Comparatif de la prise de type E française à alvéole ronde et de la prise de type A japonaise à deux fentes plates
La prise française à gauche, la japonaise à droite. Aucune des deux fiches n'entre dans l'autre prise.

Un détail que les guides passent sous silence : sur beaucoup de prises japonaises, la fente de gauche est légèrement plus haute que celle de droite. C'est un détrompeur de polarité, utile aux appareils audio et à certains électroménagers. Les adaptateurs à broches identiques peuvent coincer sur ces prises-là, il suffit alors de retourner l'adaptateur.

Le type B, minoritaire mais présent

Le type B ajoute une broche ronde de terre sous les deux fentes plates. Il équipe les constructions récentes, les bureaux et les cuisines professionnelles, où la mise à la terre est obligatoire. Une fiche type A entre sans problème dans une prise type B, l'inverse est faux. Pour un séjour touristique, la question ne se pose pratiquement jamais.

100 V au lieu de 230 V : ce que ça change vraiment

Le Japon est le seul pays au monde à distribuer du 100 volts à ses foyers. C'est la tension domestique la plus basse de la planète, moins de la moitié des 230 V français. Sur le papier, l'écart fait peur. En pratique, il ne concerne qu'une catégorie d'appareils.

Tout ce qui se branche sur un bloc secteur moderne est bi-tension : les fabricants ont cessé depuis longtemps de produire un modèle par marché et sortent un chargeur unique qui avale n'importe quoi entre 100 et 240 V. Votre iPhone, votre MacBook, votre Nintendo Switch et votre chargeur de batteries photo entrent tous dans cette catégorie. Ils se contentent de l'adaptateur de fiche.

Le problème commence avec ce qui chauffe. Un appareil résistif conçu pour le 230 V branché sur du 100 V ne reçoit que le carré du rapport des tensions, soit environ 19 % de sa puissance nominale. Un sèche-cheveux de 1 800 W en délivre 340, un souffle tiède qui ne sèche rien. Il ne casse pas, il devient inutile.

Ce que vous emportezÉtiquette habituelleVerdict
Chargeurs USB, téléphone, tablette100-240VAdaptateur seul
Chargeur d'ordinateur portable100-240VAdaptateur seul
Chargeur d'appareil photo100-240VAdaptateur seul
Rasoir et brosse à dents électriquesSelon le modèleÀ vérifier sous le socle
Sèche-cheveux220-240VÀ laisser en France
Lisseur, fer à boucler220-240VBi-tension uniquement
Bouilloire, fer à repasser220-240VÀ laisser en France

La mention figure sur le bloc secteur ou sous le socle de charge, jamais sur l'appareil lui-même.

50 Hz à Tokyo, 60 Hz à Osaka

Le Japon est coupé en deux réseaux de fréquences différentes, une curiosité qu'aucun autre pays développé ne connaît. L'est, Tokyo et tout le Kanto compris, tourne à 50 Hz. L'ouest, à partir de Nagoya et jusqu'à Kyushu, tourne à 60 Hz. La frontière court grossièrement le long du fleuve Fuji, dans la préfecture de Shizuoka.

L'origine remonte aux années 1890 : Tokyo a acheté ses générateurs à l'allemand AEG, calibrés sur 50 Hz, Osaka les siens à l'américain General Electric, calibrés sur 60 Hz. Les deux réseaux se sont étendus chacun de leur côté et se sont rejoints sans jamais s'harmoniser. Aujourd'hui encore, seules quelques stations de conversion permettent d'échanger de l'électricité entre les deux moitiés du pays, ce qui a compliqué la gestion des coupures après 2011.

Pour un voyageur, l'affaire est sans conséquence. Vos chargeurs portent la mention 50/60Hz et se moquent du côté de la frontière où vous dormez. Vous pouvez enchaîner Tokyo et Osaka dans la même semaine sans y penser une seconde.

Un expatrié, en revanche, doit y regarder à deux fois. Les vieux micro-ondes, les machines à laver et les horloges secteur d'avant les années 2000 sont calibrés sur une fréquence et se déréglent sur l'autre. Un déménagement de Tokyo vers Osaka peut donc coûter quelques appareils, ce qui explique les mentions 50Hz専用 ou 60Hz専用 sur les étiquettes du matériel d'occasion. Le point mérite un coup d'œil si vous préparez une installation à Osaka.

Adaptateur ou transformateur : lequel vous faut-il

Les deux objets n'ont rien à voir et la confusion coûte cher. Un adaptateur ne touche pas au courant, il change simplement la forme de la fiche pour qu'elle entre dans le mur. Un transformateur modifie réellement la tension, de 100 V vers 230 V ou l'inverse. Le premier tient dans une poche et coûte le prix d'un plat de nouilles, le second pèse un à trois kilos.

Votre situationCe qu'il vous faut
Appareil marqué 100-240VUn adaptateur type A. C'est le cas de 95 % de ce que vous emportez.
Appareil chauffant marqué 220-240VNi l'un ni l'autre : laissez-le. L'hôtel en fournit un, ou achetez un modèle local.
Appareil médical ou pro en 230 V seulUn transformateur élévateur dimensionné pour sa puissance. Le seul cas où il se justifie.
Appareil japonais ramené en FranceUn transformateur abaisseur 230 vers 100 V. Sans lui, il grille.

Certains sites de voyage recommandent encore d'emporter un transformateur au Japon. Ce conseil date d'une époque où les chargeurs étaient monotension ; il fait aujourd'hui perdre deux kilos de bagage pour rien. Si vous devez vraiment en acheter un, vérifiez qu'il est donné pour une puissance supérieure à celle de votre appareil, pas égale.

Quel adaptateur choisir, et le piège de la troisième broche

Trois familles se partagent le rayon, et le choix dépend surtout de ce que vous ferez de l'objet après ce voyage.

ModèlePrixPour qui
Adaptateur type A simple5 à 10 €Un seul voyage au Japon ou aux États-Unis. Minuscule, se glisse dans une poche de sac.
Adaptateur universel15 à 30 €Vous voyagez plusieurs fois par an sur des continents différents. Un seul objet couvre tout.
Universel avec USB-C PD25 à 40 €Remplace aussi vos chargeurs. Une seule prise murale alimente téléphone, écouteurs et ordinateur.

Deuxième point à regarder : l'ampérage admis. Un adaptateur donné pour 2,5 A suffit largement à des chargeurs, mais chauffe si vous y branchez une multiprise entière. Si vous partez à plusieurs, deux adaptateurs séparés valent mieux qu'un seul surchargé. Une multiprise française branchée sur un adaptateur unique reste une solution valable, à condition de n'y mettre que du petit matériel.

Où acheter un adaptateur, en France ou sur place

Le meilleur endroit reste votre salon, quinze jours avant le départ. Sur place, ce n'est pas introuvable, mais la recherche se fait en japonais et le vocabulaire piège : un 変換プラグ vendu en rayon voyage est presque toujours destiné aux Japonais qui partent à l'étranger, donc dans le mauvais sens pour vous.

Voyageurs et valises devant le Radio Kaikan, immeuble de boutiques d'électronique d'Akihabara à Tokyo
Akihabara, à Tokyo : le quartier de l'électronique concentre les enseignes détaxées où trouver un adaptateur en cas d'oubli.
OùPrixCe qu'il faut savoir
En France, avant le départ5 à 10 € le type A simple, 15 à 30 € l'universelLe plus simple et le moins cher. Vous branchez dès l'aéroport de Narita.
Bic Camera, Yodobashi Camera800 à 2 000 ¥Rayon voyage des grandes enseignes d'électronique, présentes dans toutes les grandes gares.
Don Quijote500 à 1 500 ¥Ouvert tard, souvent jusqu'à 2h ou 24h/24. Le recours du soir d'arrivée.
Boutiques d'aéroport1 500 à 3 000 ¥Disponible mais au tarif captif. À réserver aux vrais oublis.
KonbiniRarement en stockIls ont les câbles de charge et les batteries jetables, presque jamais l'adaptateur de fiche.

Dans une enseigne japonaise, montrez votre fiche française au vendeur plutôt que d'essayer de nommer la pièce. Le geste règle la question en dix secondes, là où le vocabulaire technique vous enverrait au mauvais rayon. Quelques mots de base aident quand même à ouvrir la conversation, et notre page sur les mots japonais utiles couvre ce genre de situation.

Trouver des prises pendant le voyage

Avoir le bon adaptateur ne sert à rien s'il n'y a pas de prise en face. Trois endroits comptent vraiment : le train, la chambre, et le café où vous vous posez à 15h.

Rame de Shinkansen à quai dans une gare japonaise, sièges visibles par les fenêtres
Sur les rames N700S, chaque siège dispose de sa propre prise. Sur les plus anciennes, elles sont réservées aux places côté fenêtre.

Dans le Shinkansen

Les rames N700S, les plus récentes de la ligne Tokaido entre Tokyo et Osaka, offrent une prise par siège, sur l'accoudoir côté couloir ou en partie basse. Les rames antérieures réservent leurs prises aux places côté fenêtre et aux rangs d'extrémité de chaque voiture. Si recharger en route compte pour vous, réservez une place A ou E plutôt que de vous en remettre au hasard. Le sujet vaut aussi pour calculer la rentabilité de votre JR Pass, qui donne accès à ces rames.

À l'hôtel et au ryokan

Les business hotels sont généreux au bureau et avares près du lit : comptez deux prises libres au grand maximum à portée de l'oreiller. Les ryokan traditionnels, souvent installés dans des bâtiments anciens, peuvent n'avoir qu'une seule prise accessible dans la chambre. Une multiprise plate ou un chargeur multiport résout la question mieux qu'un second adaptateur.

Dans la journée

Les chaînes de cafés comme Doutor, Excelsior et Starbucks équipent une partie de leurs places. Les manga kissa, ces cafés à bandes dessinées ouverts la nuit, ont une prise par box. Les konbini, eux, n'offrent presque jamais de prise en salle, mais tous les grands réseaux proposent des bornes de batteries en location à quelques centaines de yens, qu'on rend dans n'importe quelle autre borne du pays. C'est le filet de sécurité le plus commode en journée de visite, aux côtés d'une eSIM data qui évite de vider la batterie à chercher du wifi.

Brancher un appareil japonais en France

C'est le sens réellement dangereux, et celui qu'on aborde le moins. Vous rentrez avec un cuiseur à riz Zojirushi, une théière électrique ou une console rétro achetée à Akihabara. L'appareil est calibré pour 100 V. Branché sur du 230 V français, il reçoit plus du double de la tension prévue et grille, parfois dans la seconde, parfois après quelques minutes de fonctionnement apparemment normal.

Un adaptateur de fiche ne protège de rien : il change la forme, pas la tension. Il faut un transformateur abaisseur dimensionné pour la puissance de l'appareil, ce qui représente vite un objet de plusieurs kilos et quarante à cent euros pour un cuiseur à riz. Faites le calcul avant d'acheter : l'équivalent européen coûte souvent moins cher que le transformateur.

L'exception, toujours la même : l'électronique marquée 100-240V. Un chargeur d'appareil photo, une batterie externe ou un bloc secteur d'ordinateur acheté au Japon fonctionne en France sans rien d'autre qu'un adaptateur type A vers E. Retournez l'objet, la réponse est écrite dessus.

Questions fréquentes

Quel type de prise électrique au Japon ?

Le Japon utilise la prise de type A, deux fentes plates verticales côte à côte, la même qu'aux États-Unis. Le type B, qui ajoute une broche ronde de terre, apparaît dans les immeubles récents et les bureaux. La fiche française, ronde, n'entre dans ni l'un ni l'autre : il vous faut un adaptateur.

Ai-je besoin d'un adaptateur de prise pour le Japon vers la France ?

Oui, un adaptateur est indispensable, et c'est généralement tout ce dont vous avez besoin. Vos chargeurs de téléphone, d'ordinateur et d'appareil photo portent la mention 100-240V et fonctionnent tels quels une fois la fiche adaptée. Seuls les appareils chauffants prévus pour le 230 V posent un vrai problème.

Quel est le voltage au Japon ?

100 volts, la tension domestique la plus basse au monde. La France est à 230 V, soit plus du double. La fréquence vaut 50 Hz dans l'est du pays, Tokyo compris, et 60 Hz dans l'ouest, à partir de Nagoya. Cette différence de fréquence n'a aucune conséquence pour un voyageur.

Faut-il un transformateur ou un convertisseur au Japon ?

Dans l'immense majorité des cas, non. Un transformateur ne sert qu'aux appareils monotension marqués 220-240V, essentiellement des appareils chauffants comme un sèche-cheveux ou un fer à lisser. Pour ceux-là, il coûte plus cher et pèse plus lourd que de les laisser à la maison, d'autant que les hôtels japonais fournissent sèche-cheveux et bouilloire.

Quel adaptateur prendre pour le Japon ?

Un adaptateur Europe vers type A suffit. Prenez un modèle qui accepte la fiche française à trois broches, avec le trou de terre, sinon le chargeur de votre ordinateur portable restera sur la table. Si vous voyagez ailleurs dans l'année, un universel avec deux ports USB-C couvre le Japon et le reste.

Où trouver un adaptateur prise Japon ?

Achetez-le avant de partir, c'est moins cher et vous êtes sûr de l'avoir en descendant de l'avion. Sur place, les grandes enseignes d'électronique comme Bic Camera et Yodobashi en vendent, ainsi que Don Quijote et les boutiques des aéroports. Les konbini, en revanche, n'en ont presque jamais.

Combien coûte un adaptateur pour le Japon ?

Comptez 5 à 10 € pour un adaptateur type A simple en France, 15 à 30 € pour un universel, et jusqu'à 40 € pour un modèle avec chargeur USB-C rapide intégré. Au Japon, un modèle de base tourne autour de 500 à 1 500 ¥ selon l'enseigne.

Est-ce qu'un chargeur français peut fonctionner sur une prise japonaise ?

Oui, à condition de l'adapter mécaniquement. Retournez le bloc secteur : s'il affiche 100-240V, il accepte le 100 V japonais sans rien d'autre qu'un adaptateur de fiche. S'il n'affiche que 220-240V, il est prévu pour l'Europe seule et ne fonctionnera pas correctement.

Où sont les prises dans le Shinkansen ?

Sur les rames N700S, les plus récentes de la ligne Tokaido, chaque siège a sa prise, sur l'accoudoir ou sous le siège. Sur les rames plus anciennes, elles sont réservées aux places côté fenêtre et aux rangs d'extrémité de chaque voiture. En voiture Green, tous les sièges en ont.

Puis-je utiliser en France un appareil acheté au Japon ?

Seulement s'il est bi-tension. Un appareil japonais calibré pour 100 V branché sur du 230 V français reçoit plus du double de ce qu'il supporte et grille, parfois dès la mise sous tension. Il lui faudrait un transformateur abaisseur, et un adaptateur de fiche n'y change rien.

Écrit et vérifié par

Rédactrice franco-japonaise, au Japon depuis 2014 (12 ans). Japonais JLPT N1. Installée au Japon depuis 2014, Sofia a refait le tour de la question à chaque déménagement entre Tokyo et le Kansai, et à chaque appareil français rapporté dans ses valises.

Mis à jour le 16 septembre 2026Méthodologie éditorialeProfil de l'auteur