La porte Yōmeimon du Tōshō-gū de Nikko, couverte de sculptures blanches et dorées, en haut de son escalier de pierre
Sanctuaires et montagne · Tochigi

Visiter Nikko

Deux heures au nord de Tokyo, le sanctuaire le plus doré du Japon au milieu des cèdres. Et derrière, une route de 48 virages qui monte vers un lac et une cascade de 97 mètres.

Nikko (日光), au Japon, c'est l'excursion classique au nord de Tokyo : deux heures de train, puis une petite ville de montagne où les shoguns Tokugawa se sont fait bâtir les sanctuaires les plus chargés d'or du pays, classés à l'UNESCO en 1999. Au-dessus, la région d'Okunikkō ajoute un lac, des cascades et un plateau de randonnée. Une journée suffit pour l'essentiel, deux pour tout voir.

Que faire à Nikko : six visites, de la ville au lac

Nikko se joue sur deux étages. En bas, autour de 543 m, la ville et les sanctuaires, qu'on fait à pied. En haut, à 1 269 m, le lac Chūzenji et les chutes, à 50 minutes de bus. Les trois premières cartes sont en ville, les trois suivantes en montagne.

La pagode rouge à cinq étages du Tōshō-gū de Nikko derrière un torii de pierre, au milieu des grands cèdres

Sanctuaire

Le Toshogu

Le mausolée du shogun Tokugawa Ieyasu, couvert de laque et de feuilles d'or. La porte Yōmeimon, le chat endormi, les trois singes.

2 h|1 600 ¥

Le pont Shinkyō, pont laqué de rouge qui enjambe la rivière Daiya dans les gorges verdoyantes de Nikko

Ville

Le pont Shinkyo

Le pont sacré laqué de rouge qui marque l'entrée des sanctuaires. On le photographie depuis la route, on peut aussi le traverser.

15 min|Gratuit de la rive, 300 ¥ dessus

Rangée de statues jizō couvertes de mousse, coiffées de bonnets rouges, le long du sentier de Kanmangafuchi à Nikko

Balade

Les jizo de Kanmangafuchi

Environ 70 statues de pierre coiffées de bonnets rouges, alignées au bord d'une gorge de lave. La balade la plus calme de la ville.

1 h|Gratuit

Les chutes de Kegon, 97 mètres de chute dans une gorge rocheuse bordée de feuillages d'automne, à Nikko

Okunikkō

Les chutes de Kegon

Le lac Chūzenji se jette d'un coup dans une gorge de 97 mètres. Un ascenseur creusé dans la roche descend au belvédère du bas.

45 min|Ascenseur 600 ¥

Le mont Nantai et le lac Chūzenji vus d'en haut, avec la route en lacets d'Irohazaka sur les crêtes, à Nikko

Okunikkō

Le lac Chuzenji

Un lac de montagne à 1 269 m, au pied du volcan Nantai. On y monte par les 48 virages d'Irohazaka, puis on en fait le tour en bateau.

Une demi-journée|Bateau 2 000 ¥

La rivière Yu qui dévale entre les rochers dans la forêt de Senjōgahara, au début de l'automne, à Okunikkō

Randonnée

Senjogahara et Yumoto

Un marais d'altitude traversé par des passerelles en bois, entre la cascade de Ryūzu et le village thermal de Yumoto.

2 h de marche|Bus 1 950 ¥

Excursions à Nikko depuis Tokyo

Journées en car avec le Tōshō-gū, Kegon et le lac, visites privées avec chauffeur, pauses onsen.

Voir sur

Nikko en une journée depuis Tokyo, ou avec une nuit sur place ?

À la journée, on voit les sanctuaires et, en partant tôt, les chutes de Kegon. On rentre fatigué, mais on a vu l'essentiel. La nuit sur place change surtout une chose : vous êtes au Tōshō-gū à l'ouverture, avant les cars de Tokyo, et vous avez le temps de monter au lac sans regarder l'heure du dernier train.

En une journée : les sanctuaires, puis Kegon

  1. 7 h 30, Asakusa. Train Tōbu, arrivée à Tōbu-Nikkō vers 9 h 20.
  2. 9 h 30, pont Shinkyō, puis le Tōshō-gū : comptez deux heures, escaliers de la tombe compris.
  3. Midi. Yuba au déjeuner dans la rue principale, puis le Taiyūin ou le Futarasan-jinja, à cinq minutes à pied.
  4. 14 h, bus pour le lac Chūzenji par Irohazaka : chutes de Kegon, bord du lac. Retour en bus vers 16 h 30, train vers 17 h 30.

En deux jours : la ville, puis la montagne

Jour 1 en ville, sans courir : Shinkyō, Tōshō-gū, Rinnō-ji, Taiyūin, et les jizō de Kanmangafuchi en fin d'après-midi. Jour 2 en montagne : premier bus pour Kegon avant la foule, tour du lac en bateau, puis la marche de Senjōgahara, de la cascade de Ryūzu jusqu'à Yumoto, où l'on finit dans un bain sulfureux. Dormez au bord du lac ou à Yumoto plutôt qu'en ville : c'est là que la nuit sur place vaut le plus.

Le lac Chūzenji à la tombée de la nuit, le mont Nantai reflété dans l'eau et les lumières du village au bord
Le lac Chūzenji et le mont Nantai au crépuscule : la vue de ceux qui restent dormir, une fois les cars repartis.
Nikko : chutes de Kegon, lac Chuzenji et sanctuaire Toshogu

Nikko : chutes de Kegon, lac Chuzenji et sanctuaire Toshogu

La journée ci-dessus sans gérer trains et bus : départ de Tokyo le matin, Tōshō-gū, Kegon et le lac, retour le soir.

4,6 (2 422 avis) · 10.5 h

Annulation gratuite

À partir de70 € par personne

Réserver →

Le sanctuaire Toshogu (UNESCO)

Tokugawa Ieyasu, le shogun qui a unifié le Japon, meurt en 1616 et demande à être enterré à Nikko. Son petit-fils Iemitsu fait reconstruire le sanctuaire en 1636, sans compter : les 55 bâtiments actuels sont couverts de laque, de couleurs et de feuilles d'or, à l'opposé exact de la sobriété des temples de Kyoto.

Entrée1 600 ¥ adulte : sanctuaire, chat endormi et tombe d'Ieyasu compris
Avec le musée du trésor2 400 ¥ le billet combiné
Horaires9 h à 17 h d'avril à octobre, 9 h à 16 h de novembre à mars
Dernière entrée30 minutes avant la fermeture
Durée conseillée2 heures

Tarifs relevés sur le site officiel du Tōshō-gū en septembre 2026. Des travaux de restauration sont en cours sur les palissades et six bâtiments : certaines parties peuvent être bâchées.

La porte Yomeimon

Plus de 500 sculptures sur une seule porte : dragons, sages chinois, enfants qui jouent, fleurs. Les Japonais la surnomment Higurashi-no-mon, la porte où l'on reste jusqu'au soir, parce qu'on ne se lasse pas d'en détailler les motifs. C'est elle qui figure en haut de cette page.

Les trois singes et le chat endormi

Les trois singes sculptés du Tōshō-gū de Nikko qui se couvrent les oreilles, la bouche et les yeux, restaurés en couleurs vives
Ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre, sur l'écurie sacrée. Les couleurs ont été refaites en 2024.
Le Nemuri-neko, petit chat blanc et noir sculpté endormi parmi des pivoines, au-dessus d'un passage du Tōshō-gū de Nikko
Le Nemuri-neko, pas plus grand qu'un vrai chat, au-dessus du passage vers la tombe.

Les trois singes ne sont qu'un panneau sur huit : la frise de l'écurie sacrée raconte toute une vie de singe, de la naissance à la maternité. Ils sont là parce que le singe passait pour protéger les chevaux.

Le Nemuri-neko, le chat endormi, est attribué au sculpteur Hidari Jingorō. Il garde l'entrée du chemin vers l'Okumiya, la tombe d'Ieyasu, en haut d'un escalier de plus de 200 marches sous les cèdres. Au retour, passez par le Honji-dō : un moine y frappe deux morceaux de bois sous le « dragon qui pleure » peint au plafond, et l'écho résonne comme un cri.

Rinno-ji, Taiyuin et Futarasan-jinja

Le classement UNESCO couvre 103 bâtiments, pas seulement le Tōshō-gū. Si vous n'en voyez qu'un autre, choisissez le Taiyūin, mausolée d'Iemitsu : même richesse de décor, mais en plus petit, plus sombre, et avec dix fois moins de monde.

SiteCe qu'on y voitPrix
Taiyūin (Rinnō-ji)Le mausolée d'Iemitsu, petit-fils d'Ieyasu550 ¥
Sanbutsu-dō (Rinnō-ji)Trois grandes statues dorées du Bouddha400 ¥
Rinnō-ji, billet combinéSanbutsu-dō, Taiyūin, trésor et jardin900 ¥
Futarasan-jinjaLe sanctuaire des trois montagnes de NikkoGratuit, jardin 300 ¥
Pont ShinkyōTraversée du pont sacré300 ¥

Rinnō-ji ouvert de 8 h à 17 h (16 h de novembre à mars).

Tour laquée noir, rouge et or du Taiyūin de Nikko, entourée de grands cèdres

Aller à Nikko depuis Tokyo

Deux compagnies se partagent le trajet. La compagnie privée Tōbu part d'Asakusa et arrive à la gare Tōbu-Nikkō : c'est le plus simple et le moins cher. La JR passe par le Shinkansen jusqu'à Utsunomiya : c'est plus cher, sauf si vous avez un JR Pass. Les deux gares de Nikko sont à 200 mètres l'une de l'autre.

DepuisCommentDuréePrix
AsakusaTōbu Spacia X, place standardEnviron 1 h 503 340 ¥
AsakusaTōbu Limited Express Kegon ou RevatyEnviron 2 h3 050 ¥
AsakusaTōbu sans supplément, avec changements2 h 30 à 2 h 451 400 ¥
Tokyo ou UenoShinkansen jusqu'à Utsunomiya, puis JR Nikkō1 h 45 à 2 h5 260 ¥, gratuit en JR Pass
ShinjukuLimited Express direct JR-Tōbu « Nikkō »Environ 2 h4 140 ¥

Tarifs adultes en période normale, relevés en septembre 2026. Le supplément des trains Tōbu varie de 200 ¥ selon la saison : plus cher en automne et pendant les vacances japonaises.

Le plus confortable : le Spacia X

Le train blanc aux fenêtres en losange de Tōbu, lancé en 2023, avec un café à bord et de grandes baies vitrées. La place standard ne coûte que 290 ¥ de plus que le Kegon. Réservez sur le site de Tōbu en automne : les trains du samedi matin sont complets plusieurs jours à l'avance.

Le moins cher : le train sans supplément

À 1 400 ¥, c'est deux fois moins cher que le train rapide, pour 45 minutes de plus et un ou deux changements, souvent à Minami-Kurihashi ou Shin-Tochigi. C'est aussi le trajet que couvre le Nikko Pass sans supplément.

Le train blanc Spacia X de la compagnie Tōbu, avec ses fenêtres en losange, à quai en gare de Tōbu-Nikkō

Avec le JR Pass

Le trajet par Utsunomiya est entièrement couvert par le JR Pass. Évitez en revanche le train direct depuis Shinjuku : la partie Tōbu n'est pas couverte et se paie à bord. Les pass régionaux JR East Pass et JR Tokyo Wide Pass, eux, couvrent ce train direct, mais aucun pass JR ne couvre les trains Tōbu au départ d'Asakusa.

Les gares et les sanctuaires sont à l'est, le lac Chūzenji à l'ouest, à 50 minutes de bus par Irohazaka.

Nikko Pass : lequel prendre, et est-il rentable ?

Tōbu vend deux pass au départ d'Asakusa. Leurs prix ont nettement augmenté en 2025 : l'All Area a presque doublé, et les chiffres de 2 120 ou 4 780 ¥ qu'on lit encore sont périmés. Résultat, le pass n'est plus rentable à tous les coups.

World Heritage AreaAll Area
Prix adulte3 000 ¥8 000 ¥
Validité2 jours4 jours
Train Asakusa ↔ NikkoOui, un aller-retourOui, un aller-retour
Bus des sanctuairesOuiOui
Bus du lac Chūzenji et de YumotoNonOui
Bateaux du lacNonOui
Supplément Spacia X ou KegonNon comprisNon compris

Tarifs relevés sur le site de Tōbu en septembre 2026. L'All Area couvre aussi Kinugawa Onsen et le plateau de Kirifuri.

Tout dépend de ce que vous faites sur place. Allumez les tronçons de votre programme, le calcul suit.

Vous restez

Touchez un tronçon pour l'ajouter à votre programme.

  1. AsakusaTrain Tōbu jusqu'à Tōbu-Nikkō, aller-retour2 800 ¥
  2. Yumoto

Ce que vous paieriez, par adulte

  • Billets à l'unité3 400 ¥

    Train Tōbu aller-retour, puis pass bus sur place

  • Nikko Pass World Heritage3 000 ¥

    Train et bus des sanctuaires compris, 2 jours

  • Nikko Pass All Area8 000 ¥

    Tout compris, bateau inclus, 4 jours

Le Nikko Pass World Heritage vous fait gagner 400 ¥. C'est peu : prenez-le surtout pour ne pas refaire la queue aux guichets.

Le supplément des trains rapides (Spacia X, Kegon) reste à payer dans tous les cas : 1 450 à 2 140 ¥ l'aller selon le train et la saison.

Le World Heritage ne fait donc gagner que quelques centaines de yens, et seulement si vous prenez le bus en ville. L'All Area ne devient rentable que si vous allez jusqu'à Yumoto et faites le tour du lac en bateau. Si vous avez un JR Pass, oubliez les deux : venez en JR et achetez sur place le pass bus du lac.

Les deux pass s'achètent en ligne jusqu'à un mois avant, en version numérique, ou au centre d'information Tōbu de la gare d'Asakusa. Ils sont aussi revendus par Klook.

Lien partenaire : le prix reste le même pour vous et le site touche une commission.

Le lac Chuzenji, Kegon et Senjogahara

Okunikkō, le « Nikko du fond », est la partie montagne. On y monte en bus Tōbu depuis les gares : 1 250 ¥ et environ 50 minutes jusqu'au lac, 1 950 ¥ jusqu'à Yumoto. Si vous faites l'aller-retour, le pass de deux jours est moins cher : 2 300 ¥ pour Chūzenji, 3 500 ¥ pour Yumoto.

Irohazaka, la route aux 48 virages

Un virage de la route d'Irohazaka entre des montagnes couvertes de feuillages orange et roux, à Nikko
Irohazaka fin octobre. Chaque virage porte un caractère de l'ancien alphabet japonais, d'où son nom.

Deux routes à sens unique : la deuxième Irohazaka monte, la première descend, 440 mètres de dénivelé chacune. Le belvédère d'Akechidaira, sur la route de montée, est le meilleur point de vue sur Kegon et le lac, mais son téléphérique est fermé pour rénovation jusqu'au 31 août 2027.

Les chutes de Kegon

Le trop-plein du lac tombe de 97 mètres d'un seul jet. On la voit gratuitement d'en haut, mais c'est depuis le belvédère du bas qu'elle impressionne : un ascenseur descend 100 mètres dans la roche en une minute, pour 600 ¥ aller-retour. Il fonctionne de 8 h à 17 h de mars à novembre, de 9 h à 16 h 30 l'hiver.

Le lac Chuzenji

Au début du XXe siècle, les ambassades étrangères de Tokyo venaient passer l'été ici, au frais. Il en reste des villas qui se visitent au bord de l'eau, et la villa impériale de Tamozawa, en ville (600 ¥, fermée le mardi). Le bateau fait le tour du lac en une heure environ, avec arrêts libres, pour 2 000 ¥, d'avril à fin novembre.

La randonnée de Senjogahara

Un marais d'altitude de 400 hectares, classé site Ramsar, que l'on traverse sur des passerelles de bois. La boucle classique part de la cascade de Ryūzu, 210 mètres de rapides en escalier, et rejoint la cascade de Yudaki en environ deux heures. De là, Yumoto et ses bains soufrés sont à une demi-heure de marche. Le terrain est plat : de bonnes chaussures suffisent.

Nikko en automne : le momiji descend la montagne

Nikko est l'un des meilleurs spots de momiji du Japon parce que la saison y dure presque deux mois. Avec près de 1 000 mètres d'écart entre Yumoto et la ville, les érables ne rougissent pas en même temps : ça commence fin septembre sur le plateau et ça finit mi-novembre autour des sanctuaires. Quelle que soit votre date en octobre, un étage sera en couleurs.

  1. 1390 mSenjogaharaFin septembre à fin octobreLes herbes du marais roussissent en premier, les mélèzes dorent à la fin
  2. 1480 mYumoto et RyuzuMi-octobreLe lac Yunoko et la cascade de Ryūzu, 210 m de rapides sous les érables
  3. 1269 mLac ChuzenjiMi à fin octobreLes rives et la villa Tamozawa, le mont Nantai en fond
  4. 1280-840 mIrohazakaFin octobre à début novembreLa route en lacets rougit du haut vers le bas
  5. 1180 mKegonFin octobre à début novembreLa gorge sous la chute, vue depuis le belvédère bas
  6. 600 mToshogu et ShinkyoDébut à mi-novembreLes érables autour des sanctuaires et du pont rouge
Plus on monte, plus c'est tôt. Fenêtres moyennes relevées par l'office de tourisme de Nikkō : une saison chaude décale tout d'une semaine.
Le lac Chūzenji bleu profond entre des montagnes couvertes de forêts rousses et dorées, vu d'un col en automne
Le lac Chūzenji vu du belvédère du mont Hangetsu, sur la rive sud.

Nikko ouvre la saison dans le Kanto : il rougit trois à six semaines avant Tokyo et Kyoto. Pour construire un voyage qui suit les couleurs, de Nikko à Hakone puis Kyoto, voyez nos dates du momiji région par région.

Quand aller à Nikko

SaisonCe qu'on y trouveÀ savoir
PrintempsCerisiers en ville de mi à fin avril, grande procession de 1 000 guerriers en costume le 18 maiDeux à trois semaines après Tokyo pour les cerisiers
ÉtéQuelques degrés de moins qu'à Tokyo, 1 269 m au bord du lacSaison des pluies de juin à mi-juillet, sangsues sur le sentier de Kanmangafuchi
AutomneMomiji de fin septembre à mi-novembre, du haut vers le basLa meilleure saison, et la plus chargée : semaine plutôt que week-end
HiverSanctuaires sous la neige, quasi désertsBateaux du lac arrêtés de décembre à mars, neige et verglas sur la route du lac

L'hiver est la saison sous-estimée de Nikko. Le Tōshō-gū sous la neige, avec ses laques rouges et ses toits blancs, est une image qu'on ne voit pas à Kyoto, et les allées sont vides. Il gèle souvent la nuit : prévoyez des chaussures qui tiennent sur la glace, les escaliers de pierre ne sont pas tous déneigés. Pour comparer avec la capitale, voyez la météo à Tokyo mois par mois.

Les bâtiments rouges et blancs du Tōshō-gū de Nikko sous la neige, entourés d'arbres enneigés

Où dormir à Nikko

OùPour quiQuelques adresses
En ville, près des garesArriver tard, visiter les sanctuaires à l'ouvertureNikko Kanaya Hotel, auberges et petits ryokan de la rue principale
Lac ChūzenjiLe calme du soir, le lever du jour sur le NantaiThe Ritz-Carlton Nikko, Chuzenji Kanaya Hotel
Yumoto OnsenRandonneurs, eau sulfureuse laiteuseRyokan familiaux au bord du lac Yunoko
Kinugawa OnsenGrands hôtels thermaux, à une demi-heure de train au sudComplexes avec bains en plein air sur la rivière

L'adresse historique est le Nikko Kanaya Hotel, né en 1873 comme pension pour les premiers voyageurs étrangers, dans ses murs actuels depuis 1893. C'est l'un des plus anciens hôtels de style occidental du Japon. Même sans y dormir, on peut y prendre un café ou y déjeuner.

Pour une première nuit, dormez pourtant au lac Chūzenji ou à Yumoto si vous voulez faire la montagne : vous serez sur place avant les bus du matin. En automne, réservez tôt, tout est complet des semaines à l'avance.

Le bâtiment principal blanc du Nikko Kanaya Hotel, avec ses fenêtres à l'occidentale et son toit vert, en hiver

Lien partenaire : le prix reste le même pour vous et le site touche une commission.

Depuis Tokyo : journée privée sur mesure aux sites UNESCO de Nikko

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Que manger à Nikko : le yuba et la glace naturelle

SpécialitéCe que c'estPrix
Yuba (湯波)La peau du lait de soja chauffé. À Nikko, on la relève en double : plus épaisse, plus charnue qu'à Kyoto1 100 à 1 300 ¥ le plat
Menu yubaYuba frais, frit, en bouillon et en sushi, dans les restaurants de la rue principale2 400 à 2 500 ¥
Tennen-gōriGlace pilée taillée dans de la glace naturelle, formée l'hiver dans trois glacières de la région700 à 1 500 ¥

Le yuba se trouve partout entre la gare et le pont Shinkyō, souvent en menu du déjeuner. La tennen-gōri, elle, est surtout servie de mi-juillet à début septembre : la glace des trois glacières de Nikko se récolte en janvier et part vite.

Crédits photos, via Wikimedia Commons : Porte Yōmeimon par Jpatokal (CC BY-SA 4.0), Nemuri-neko par Fg2 (domaine public), Trois singes par Jpatokal (CC BY-SA 4.0), Irohazaka par Raita Futo (CC BY 2.0), Lac Chūzenji en automne par lumoplank (CC0), Rivière Yu à Senjōgahara par Guilhem Vellut (CC BY 2.0), Spacia X en gare de Tōbu-Nikkō par Rsa (CC BY-SA 3.0), Nikko Kanaya Hotel par Miyuki Meinaka (CC BY-SA 4.0). Autres photos : Pexels.

Questions fréquentes sur Nikko

Est-ce que Nikko vaut le coup ?

Oui, si vous restez plus de quatre jours à Tokyo. C'est l'excursion la plus complète autour de la capitale : le Tōshō-gū est le sanctuaire le plus richement décoré du Japon, et la montagne derrière offre en plus un lac, une cascade de 97 mètres et des randonnées. En octobre et novembre, c'est aussi l'un des meilleurs endroits du Kanto pour les couleurs d'automne. Le seul vrai défaut : les foules et les bouchons d'Irohazaka les week-ends d'automne.

Que faire à Nikko en une journée ?

Prenez un train tôt depuis Asakusa pour arriver vers 9 h. Le matin, faites le pont Shinkyō, le Tōshō-gū (2 h), puis le Taiyūin ou le Futarasan-jinja. Après le déjeuner (du yuba), prenez le bus pour le lac Chūzenji : chutes de Kegon, bord du lac, et retour vers 17 h. Si vous préférez rester en ville, remplacez le lac par la balade des jizō de Kanmangafuchi.

Quelle est la spécialité culinaire de Nikko ?

Le yuba, la peau qui se forme à la surface du lait de soja chauffé. À Nikko, on l'écrit 湯波 et on le relève en double épaisseur, plus charnu qu'à Kyoto : on le mange frais avec de la sauce soja, roulé et frit, ou dans un bouillon. Comptez 1 100 à 1 300 yens pour un plat simple, 2 400 à 2 500 yens pour un menu complet. L'été, l'autre spécialité est la glace pilée faite avec de la glace naturelle (tennen-gōri).

Combien de temps faut-il prévoir pour visiter Nikko ?

Une journée suffit pour les sanctuaires et, en partant tôt, les chutes de Kegon. Deux jours permettent de faire aussi le lac Chūzenji sans courir, la randonnée de Senjōgahara et une nuit dans un ryokan avec bain chaud. Au-delà, c'est pour les randonneurs.

Quel est le prix d'un Nikko Pass ?

Le Nikko Pass World Heritage Area coûte 3 000 yens et dure 2 jours : train Tōbu aller-retour depuis Asakusa et bus des sanctuaires. Le Nikko Pass All Area coûte 8 000 yens et dure 4 jours : il ajoute les bus du lac Chūzenji et de Yumoto, et les bateaux du lac. Le supplément des trains rapides (Spacia X, Kegon) n'est compris dans aucun des deux. Les prix de 2 120 et 4 780 yens encore lus sur certains blogs sont périmés.

Quel est le prix d'un billet de train de Tokyo à Nikko ?

Par la compagnie Tōbu depuis Asakusa : 1 400 yens sans supplément (2 h 30 à 2 h 45 avec changements), 3 050 yens en Limited Express Kegon et 3 340 yens en Spacia X (environ 1 h 50), en période normale. Par la JR depuis la gare de Tokyo, avec le Shinkansen jusqu'à Utsunomiya puis la ligne Nikkō : environ 5 260 yens, mais le trajet est gratuit avec le JR Pass.

Peut-on aller à Nikko avec le JR Pass ?

Oui : prenez le Shinkansen de Tokyo ou Ueno jusqu'à Utsunomiya, puis la ligne JR Nikkō jusqu'à la gare JR de Nikko. Le trajet est entièrement couvert, en 1 h 45 à 2 h. En revanche, le JR Pass ne couvre pas les trains de la compagnie Tōbu, ni la partie Tōbu des trains directs depuis Shinjuku. Sur place, les bus ne sont pas couverts non plus.