Jardin sec de pierres du Ryoan-ji à Kyoto, gravier ratissé, îlots de mousse et mur de terre
Temple · Kyoto

Visiter le Ryoan-ji à Kyoto : jardin de pierres, tarif, horaires et Kinkaku-ji

Quinze pierres posées sur du gravier blanc, un mur de terre, et personne n'a jamais pu les voir toutes à la fois. Le jardin sec le plus célèbre du Japon est à vingt minutes à pied du Pavillon d'Or.

Le Ryoan-ji (ou Ryōan-ji, Ryoanji) est un temple zen du nord-ouest de Kyoto, connu dans le monde entier pour son jardin de pierres, un karesansui de quinze rochers sur du gravier ratissé. L'entrée coûte 600 ¥, la visite prend trois quarts d'heure, et le Kinkaku-ji se trouve à un arrêt de bus.

Le Ryoan-ji en bref : tarif, horaires et accès

Entrée600 ¥ adulte, 500 ¥ lycéen, 300 ¥ primaire et collège
Horaires8 h à 17 h de mars à novembre, 8 h 30 à 16 h 30 de décembre à février
FermetureAucun jour de fermeture annoncé
Durée de visite45 min à 1 h, étang compris
AccèsBus 59 (arrêt Ryoanji-mae) ou Randen, gare Ryoanji à 7 min
Kinkaku-ji15 à 20 min à pied, 5 min en bus
Meilleur moment8 h, à l'ouverture, ou en fin d'après-midi en semaine
ClassementPatrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1994
Adresse13 Goryonoshitacho, Ryoanji, Ukyo-ku, Kyoto

Le jardin de pierres du Ryoan-ji : un karesansui de 15 pierres

Le jardin est un rectangle d'environ 25 mètres sur 10, 248 m² de gravier blanc ratissé en lignes droites. Dessus, quinze pierres de tailles différentes, réparties en cinq groupes de cinq, deux, trois, deux et trois pierres, chacun posé sur un îlot de mousse. Pas un arbre, pas d'eau, pas une fleur. C'est le principe du karesansui, le « paysage sec » des temples zen : le gravier tient lieu d'eau, les pierres de montagnes ou d'îles.

On ne marche pas dans le jardin. On le regarde depuis la véranda en bois du Hojo, l'ancienne résidence de l'abbé, assis sur les planches comme le font les visiteurs japonais. Sur les deux autres côtés, un mur bas en terre, surmonté d'un petit toit de tuiles, ferme la vue. Au-dessus, les arbres du parc.

Gros plan sur un groupe de pierres posé sur la mousse dans le jardin sec du Ryoan-ji, Kyoto
Le gravier est ratissé en lignes droites, puis en cercles autour de chaque groupe de pierres.

L'énigme du Ryoan-ji : pourquoi on ne voit jamais les 15 pierres

Asseyez-vous n'importe où sur la véranda et comptez : vous trouverez quatorze pierres, jamais quinze. Il y en a toujours une masquée par une autre. L'office du tourisme de Kyoto le confirme, et c'est ce qui fait rester les visiteurs de longues minutes, à se déplacer de quelques mètres pour vérifier.

Le temple ne donne aucune clé. La lecture la plus répandue vient de la symbolique du chiffre : dans la tradition bouddhiste, quinze évoque la complétude, et l'être humain, imparfait, ne peut pas tout saisir d'un seul regard. D'autres y voient une tigresse qui fait traverser une rivière à ses petits, des îles dans la mer, ou des sommets qui percent les nuages. Aucune de ces interprétations n'est attestée par un texte d'époque.

Les quatre mystères du jardin selon le temple

Le site officiel du Ryoan-ji ne parle pas d'une énigme mais de quatre, qu'il range sous les mots gravure, création, perspective et mur de terre :

  • La gravure : deux noms, Kotaro et Hikojiro, sont inscrits au dos d'une des pierres. Ce seraient ceux des ouvriers qui les ont posées, des gens de basse condition dont on ne sait rien d'autre.
  • La création : personne ne sait qui a dessiné le jardin, ni exactement quand (voir plus bas).
  • La perspective : le jardin paraît plus profond qu'il ne l'est. Le mur du fond est plus bas à une extrémité qu'à l'autre, ce qui allonge la vue.
  • Le mur de terre : ses taches brunes et orangées ne sont pas de la saleté. Elles viennent de l'huile mêlée à l'argile, une technique qui rend le mur plus résistant à la pluie.

Qui a créé le jardin zen du Ryoan-ji ?

On ne le sait pas. Le temple estime que le jardin date de la même époque que le Hojo, construit en 1499. Les noms avancés selon les sources : le moine Tokuho Zenketsu, le peintre et jardinier Soami, ou les seigneurs Hosokawa eux-mêmes. Certains historiens le placent beaucoup plus tard, au début de l'époque Edo.

Comment regarder (et photographier) le jardin de pierres

Retirez vos chaussures à l'entrée du Kuri, le bâtiment d'accueil, et suivez le couloir jusqu'à la véranda. Prenez le temps de vous asseoir à plusieurs endroits : le jardin change selon le point de vue, et c'est le seul moyen de vérifier l'énigme. Le gravier est plus lisible le matin, quand la lumière est rasante, ou par temps couvert.

Pour une photo de l'ensemble, placez-vous à une extrémité de la véranda et cadrez en largeur. Le jardin tient mal dans un téléphone en vertical. Évitez de vous lever et de vous rasseoir sans arrêt devant les autres : la véranda est étroite et les gens viennent ici pour le silence.

Visiteurs assis sur la véranda du Hojo face au jardin de pierres du Ryoan-ji, Kyoto
Les visiteurs s'assoient sur la véranda du Hojo, face au gravier.

Tarif et horaires du Ryoan-ji en 2026

Le billet s'achète au guichet, sans réservation. Il couvre l'ensemble du site : le parc de l'étang, le Kuri, le Hojo et le jardin de pierres. L'entrée adulte est passée à 600 ¥ : beaucoup de guides et de sites de réservation affichent encore 500 ¥, l'ancien tarif.

BilletPrix
Adulte600 ¥
Lycéen500 ¥
Élève de primaire ou de collège300 ¥
PériodeHoraires
Du 1er mars au 30 novembre8 h à 17 h
Du 1er décembre à fin février8 h 30 à 16 h 30
Jour de fermetureAucun annoncé par le temple
Goshuin (sceau calligraphié)9 h à 16 h, sur feuille volante uniquement
Restaurant Seigen-inVers 11 h à 15 h 30, jours de fermeture à vérifier

Le goshuin, le sceau calligraphié que les Japonais collectionnent dans un carnet, n'est plus inscrit directement dans le carnet depuis mai 2020. Le temple le remet sur une feuille à coller soi-même, et seulement aux personnes qui ont payé l'entrée. Si vous venez en voiture, le parking est gratuit une heure pour les visiteurs du jardin de pierres.

Ryoan-ji et Kinkaku-ji : les visiter dans la même matinée

Le Ryoan-ji, le Kinkaku-ji et le Ninna-ji sont alignés au pied du mont Kinugasa, reliés par une route qui porte un joli nom, le Kinukake-no-michi, « le chemin où l'on suspend la soie ». Les trois sont classés au patrimoine mondial. Les enchaîner prend une matinée, ou une journée tranquille avec le déjeuner.

TrajetÀ piedEn bus
Kinkaku-ji → Ryoan-ji15 à 20 minBus 59, arrêt Ryoanji-mae, 5 min
Ryoan-ji → Ninna-ji15 min environBus 59, arrêt Omuro Ninnaji
Kinkaku-ji → Ninna-ji (Kinukake-no-michi)2,5 km, 35 à 40 minBus 59, une dizaine de minutes

Dans quel ordre visiter Ryoan-ji et Kinkaku-ji ?

La plupart des itinéraires commencent par le Kinkaku-ji, à 9 h. Il y a mieux : le Ryoan-ji ouvre dès 8 h (8 h 30 en hiver), une heure avant son voisin. En arrivant à l'ouverture, vous avez le jardin de pierres presque pour vous, ce qui compte bien plus ici qu'au Pavillon d'Or. Vous remontez ensuite au Kinkaku-ji pour 9 h 15, avant l'arrivée des cars.

  1. 8 h : Ryoan-ji, jardin de pierres puis tour de l'étang (45 min).
  2. 9 h : marche ou bus 59 vers le Kinkaku-ji (5 à 20 min).
  3. 9 h 15 : Kinkaku-ji, circuit autour du bassin (40 min, 500 ¥).
  4. Vers 10 h 30 : Ninna-ji et sa pagode à cinq étages, ou retour vers le centre.

Le Ninna-ji est le plus facile à sacrifier si vous manquez de temps. Au printemps, c'est l'inverse : ses cerisiers Omuro, bas et tardifs, fleurissent après ceux du reste de la ville (voir notre calendrier des cerisiers au Japon).

Le Kinkaku-ji, pavillon recouvert de feuilles d'or, au bord du bassin Kyoko-chi à Kyoto
Le Kinkaku-ji, à un arrêt de bus du Ryoan-ji.

Quand visiter le Ryoan-ji pour éviter la foule

Le problème du Ryoan-ji n'est pas la file au guichet, mais la véranda. Elle n'est pas plus longue que le jardin : quand trois groupes arrivent en même temps, il n'y a plus de place pour s'asseoir, et le silence qui fait tout le jardin disparaît. Le pic se situe entre 10 h et 15 h, surtout le week-end.

  • Le meilleur créneau : 8 h, à l'ouverture, en semaine.
  • Le deuxième : la dernière heure avant la fermeture, quand les cars sont repartis.
  • La bonne surprise : un jour de pluie en hiver. Le gravier mouillé fonce, la mousse ressort, et le temple est presque vide.
  • À éviter : les week-ends de début avril et de la seconde moitié de novembre, quand les cerisiers puis les érables attirent tout Kyoto.

Côté saisons, le jardin de pierres lui-même change peu : ce sont les arbres derrière le mur et l'étang qui font la différence. Les érables rougissent de mi à fin novembre, comme dans le reste de la ville (dates détaillées sur notre page automne au Japon). Les rares jours de neige, le gravier blanchi et les pierres sombres donnent la photo la plus recherchée du temple.

Combien de temps prévoir au Ryoan-ji ?

Comptez 45 minutes à une heure : un quart d'heure à vingt minutes sur la véranda, le reste pour le Hojo, le tsukubai et le tour de l'étang. En semaine, hors saison, 30 à 40 minutes suffisent. Ajoutez une heure si vous déjeunez au Seigen-in.

Que voir au Ryoan-ji en plus du jardin de pierres

Beaucoup de visiteurs filent droit au jardin sec et repartent. C'est dommage : le reste du domaine occupe l'essentiel de la surface et se visite avec le même billet.

L'étang Kyoyochi

Juste après le guichet, le chemin longe un grand étang à nénuphars, le Kyoyochi. Il est bien plus ancien que le temple : il a été creusé au XIIe siècle, à l'époque Heian, quand le domaine appartenait à la famille aristocratique Tokudaiji. Le tour se fait en une vingtaine de minutes, à l'ombre, avec des bancs. Les nénuphars fleurissent en été, les érables l'encadrent en novembre.

L'étang Kyoyochi du Ryoan-ji à Kyoto, couvert de nénuphars, avec un pont de pierre et des érables
L'étang Kyoyochi en été, que l'on longe en arrivant et en repartant.

Le tsukubai et son inscription « je sais seulement me contenter »

Derrière le Hojo, un bassin de pierre rond sert aux ablutions : le tsukubai. Son trou central carré complète quatre caractères gravés autour (吾唯足知), qui se lisent « je sais seulement me contenter », une formule tirée d'un sutra bouddhiste. Le bassin visible depuis le couloir est généralement présenté comme une copie de l'original, que le temple ne montre pas au public.

Le tsukubai du Ryoan-ji à Kyoto, bassin de pierre rond au trou carré entouré de caractères gravés
Le tsukubai : le carré central se lit avec chacun des quatre caractères.

Le Hojo et ses portes coulissantes

Le Hojo, la salle depuis laquelle on regarde le jardin, est le seul grand bâtiment ouvert avec le Kuri. Il ne date pas de la fondation : après l'incendie de 1797, le temple a fait démonter et remonter ici le bâtiment principal du Seigen-in, un de ses sous-temples. On en traverse les salles en longeant les fusuma, ces portes coulissantes peintes.

Les panneaux du Dragon des nuages au Ryoan-ji en 2026

Peu de guides en parlent encore : le Hojo abrite depuis peu un ensemble de 92 panneaux peints, le « Dragon des nuages » (Unryu-zu), offerts par Hosokawa Morihiro, ancien Premier ministre japonais et descendant du clan fondateur du temple. Il en a donné 40 en 2022, puis 52 en mai 2025. Mis bout à bout, ils couvrent 112 mètres.

Une exposition spéciale de l'ensemble a lieu les week-ends jusqu'au 29 novembre 2026, limitée à 20 personnes par jour, sur réservation depuis le site du temple. Elle affichait complet début octobre, selon le quotidien Sankei, et une nouvelle session est annoncée pour l'an prochain. Une partie des panneaux reste visible pendant la visite normale, sans supplément.

Manger un yudofu au Seigen-in, dans l'enceinte du Ryoan-ji

Le Seigen-in, le sous-temple d'où vient le Hojo, sert à déjeuner dans son jardin. La spécialité est le yudofu, du tofu mijoté dans un bouillon d'algue kombu, un plat de la cuisine végétarienne des temples. Les formules vont d'un simple yudofu à un menu shojin complet, soit à peu près 2 000 à 4 000 ¥ selon les guides récents.

Le service se fait à midi, environ de 11 h à 15 h 30, avec une dernière commande vers 15 h. Les jours de fermeture varient d'une source à l'autre : appelez avant si vous y tenez (075-462-4742). Partager un plat ou ne commander qu'une boisson est facturé en supplément.

Pot de yudofu fumant servi au Ryoan-ji à Kyoto, jardin visible derrière la baie
Le yudofu, tofu chaud dans un bouillon de kombu, le plat des temples zen de Kyoto.

Aller au Ryoan-ji en bus et en Randen depuis la gare de Kyoto

Le Ryoan-ji est au nord-ouest de la ville, loin du métro. Le bus est le moyen le plus simple, au tarif unique de 230 ¥ dans les bus municipaux, payable avec une carte IC. Voici les lignes indiquées par le temple :

DepuisLigne et arrêtÀ pied ensuite
Gare de Kyoto (JR, Kintetsu, métro)Bus 50, arrêt Ritsumeikan Daigaku-mae7 min
Hankyu Omiya, Shijo-OmiyaBus 52 ou 55, arrêt Ritsumeikan Daigaku-mae7 min
Keihan Sanjo, centre-villeBus 59, arrêt Ryoanji-maeDevant l'entrée
Kinkaku-jiBus 59 depuis Kinkakuji-michi, arrêt Ryoanji-maeDevant l'entrée
Arashiyama, KitanoRanden ligne Kitano, gare Ryoanji (B7)7 min
  • Le bus 59 est le plus pratique, car il s'arrête devant le temple et dessert aussi le Kinkaku-ji et le Ninna-ji. C'est aussi l'une des lignes les plus chargées de Kyoto en saison.
  • Le Randen, petit tramway à une voiture, relie Arashiyama au Ryoan-ji avec un changement à Katabiranotsuji. La gare s'appelle Ryoanji (B7) depuis 2007, l'ancien nom Ryoanji-michi traîne encore sur certaines cartes.
  • Avec le JR Pass, un bus JR part de la gare de Kyoto vers le Ryoan-ji en une trentaine de minutes, d'après japan-guide. Vérifiez la ligne au terminal de bus JR : voir aussi ce que couvre le JR Pass.
  • En taxi, comptez 25 à 30 minutes depuis la gare de Kyoto, utile à trois ou quatre.

Visites guidées et méditation zen autour du Ryoan-ji

Le jardin se visite très bien seul. Un guide apporte ce que les panneaux ne disent pas : comment lire les groupes de pierres, et ce que le jardin a à voir avec la méditation zen.

Kyoto : le jardin zen du Ryoan-ji en visite guidée de 90 min

Kyoto : le jardin zen du Ryoan-ji en visite guidée de 90 min

Une heure et demie consacrée au seul Ryoan-ji, avec un guide qui explique le jardin pierre par pierre.

4,4 (8 avis) · 1.5 h

Annulation gratuite

À partir de65 € par personne

Réserver →
Méditation zen et visite du Ryoan-ji avec un moine

Méditation zen et visite du Ryoan-ji avec un moine

Une séance de méditation avec un moine, suivie de la visite du Ryoan-ji en sa compagnie.

5,0 (2 avis) · 2 h

Annulation gratuite

À partir de90 € par personne

Réserver →

S'initier au zazen à Kyoto

Le Ryoan-ji n'organise pas de séance de méditation pour les visiteurs. Si le jardin vous a donné envie d'essayer, plusieurs temples de Kyoto en proposent, encadrées par un moine, en anglais.

Kyoto : méditation zen avec un moine dans un temple privé

Kyoto : méditation zen avec un moine dans un temple privé

Une heure et demie de zazen dans un petit temple fermé au public, avec un moine qui explique chaque geste.

5,0 (263 avis) · 1.5 h

Annulation gratuite

À partir de80 € par personne

Réserver →

Journées guidées avec le Kinkaku-ji

Les tours d'une journée passent presque tous par le Kinkaku-ji, rarement par le Ryoan-ji. Ils restent utiles pour voir les sites éloignés du nord-ouest sans gérer les bus, quitte à revenir au jardin de pierres un autre matin.

Kyoto tôt le matin : Fushimi Inari, Arashiyama et Kinkaku-ji

Kyoto tôt le matin : Fushimi Inari, Arashiyama et Kinkaku-ji

Départ tôt pour le Fushimi Inari, Arashiyama et le Kinkaku-ji avant la foule, en transports en commun.

4,9 (1 744 avis) · 6 h

Annulation gratuite

À partir de57 € par personne

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Kyoto à vélo électrique : bambouseraie et Pavillon d'Or

Kyoto à vélo électrique : bambouseraie et Pavillon d'Or

Six heures à vélo électrique entre la bambouseraie d'Arashiyama et le Pavillon d'Or, par les petites routes du nord-ouest.

4,9 (48 avis) · 6 h

Annulation gratuite

À partir de93 € par personne

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Kyoto : sites UNESCO et lieux historiques en une journée

Kyoto : sites UNESCO et lieux historiques en une journée

La journée en car la plus réservée de Kyoto : Fushimi Inari, Kinkaku-ji et Arashiyama, au départ de la gare.

4,8 (5 411 avis) · 8.5 à 9 h

Annulation gratuite

À partir de107 € par personne

Réserver →

Histoire du Ryoan-ji, de Hosokawa Katsumoto à l'UNESCO

En 1450, Hosokawa Katsumoto, l'un des plus puissants seigneurs du shogunat Ashikaga, reçoit la villa de montagne de la famille Tokudaiji et la transforme en temple zen. Son nom, Ryoan-ji (龍安寺), signifie « temple du Dragon paisible ». Une vingtaine d'années plus tard, la guerre d'Onin, dans laquelle Katsumoto est l'un des deux camps, le réduit en cendres. Son fils Masamoto le reconstruit, et le Hojo est achevé en 1499.

Toyotomi Hideyoshi y vient plusieurs fois, et le temple conserve une plaque de sa main. En 1797, un incendie détruit le Hojo, le pavillon du fondateur et la salle du Bouddha : c'est alors qu'on y remonte le bâtiment du Seigen-in. Les tombes de Katsumoto, de sa femme et de Masamoto sont toujours dans l'enceinte.

La célébrité internationale du jardin est récente. Elle date surtout de la visite de la reine Elizabeth II, en mai 1975, qui s'en était dite admirative. Selon l'office du tourisme japonais, elle est entrée par la porte normalement réservée aux envoyés de l'empereur. Le Ryoan-ji est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1994, avec les autres monuments historiques de l'ancienne Kyoto.

D'autres jardins zen à Kyoto après le Ryoan-ji

Le Ryoan-ji est le plus célèbre jardin sec de Kyoto, pas le seul. Si le genre vous a plu, ces quatre-là sont souvent moins fréquentés :

  • Kennin-ji, à Gion : le plus ancien temple zen de Kyoto, avec un jardin sec et un petit jardin dessiné autour du cercle, du triangle et du carré. Pratique à combiner avec le Kiyomizu-dera dans la même journée.
  • Daisen-in, dans l'enceinte du Daitoku-ji : un jardin sec étroit qui raconte le cours d'une rivière, de la cascade à l'océan.
  • Tofuku-ji : les jardins du Hojo, dessinés en 1939 par Shigemori Mirei, en damier de mousse et de pierres. Le temple est à une station du Fushimi Inari.
  • Ginkaku-ji : le Pavillon d'Argent et ses deux sculptures de sable, une mer ratissée et un cône tronqué, à l'est de la ville.

Carte du Ryoan-ji à Kyoto

Le Ryoan-ji occupe le coin nord-ouest de la ville, avec le Kinkaku-ji au nord-est et le Ninna-ji au sud-ouest. Pour placer cette matinée dans un séjour de plusieurs jours, voyez notre guide pour visiter Kyoto.

Crédits photos, via Wikimedia Commons : le jardin de pierres par Hyppolyte de Saint-Rambert (CC BY-SA 4.0), le détail des pierres par Tedmoseby (CC BY-SA 3.0), l'étang Kyoyochi par Tedmoseby (CC BY-SA 3.0), le tsukubai par Ellywa (CC BY-SA 3.0), le yudofu par 663highland (CC BY-SA 4.0), la véranda par DimiTalen (CC0).

Questions fréquentes sur le Ryoan-ji

Quel est le prix d'entrée au Ryoan-ji ?

600 ¥ pour un adulte, 500 ¥ pour un lycéen et 300 ¥ pour un élève de primaire ou de collège, selon le site officiel du temple en octobre 2026. Le billet donne accès au jardin de pierres, au Hojo et au parc de l'étang Kyoyochi. Les guides qui annoncent 500 ¥ pour un adulte reprennent un ancien tarif.

Combien de temps faut-il pour visiter le Ryoan-ji ?

Comptez 45 minutes à une heure avec le tour de l'étang Kyoyochi. Un jour de semaine en été ou en hiver, 30 à 40 minutes suffisent. Au printemps et à l'automne, quand la véranda du jardin de pierres est pleine, prévoyez une heure ou plus.

Quel est le prix d'entrée pour le Kinkaku-ji ?

500 ¥ pour un adulte, avec un billet en forme de talisman calligraphié. Le Kinkaku-ji ouvre de 9 h à 17 h, tous les jours. Il se trouve à 15 à 20 minutes de marche du Ryoan-ji, ou à 5 minutes avec le bus 59 : les deux se visitent dans la même matinée.

Quel est le plus beau temple de Kyoto ?

Tout dépend de ce que l'on vient chercher. Le Kinkaku-ji pour le Pavillon d'Or et son reflet, le Fushimi Inari pour ses milliers de torii, le Kiyomizu-dera pour sa terrasse en bois au-dessus de la ville, et le Ryoan-ji pour le calme d'un jardin sec qu'on regarde assis. Ce sont les quatre visites que l'on recommande en priorité.

Pourquoi ne voit-on jamais les 15 pierres du Ryoan-ji ?

Les quinze pierres sont réparties en cinq groupes de façon à ce qu'au moins une reste toujours cachée derrière une autre, quel que soit l'endroit où l'on s'assoit sur la véranda. Le temple ne donne pas d'explication officielle. La lecture la plus répandue : quinze est un nombre de perfection, et l'être humain, imparfait, ne peut pas tout embrasser d'un regard.

Comment aller au Ryoan-ji depuis la gare de Kyoto ?

Le site du temple indique le bus municipal 50 jusqu'à l'arrêt Ritsumeikan Daigaku-mae, puis 7 minutes à pied. Le bus 59, pris depuis Sanjo Keihan ou depuis le Kinkaku-ji, s'arrête devant l'entrée, à Ryoanji-mae. Le petit train Randen (ligne Kitano) dessert aussi la gare Ryoanji, à 7 minutes de marche.

Que veut dire Ryoan-ji ?

Ryoan-ji s'écrit 龍安寺 et signifie « temple du Dragon paisible ». On trouve aussi les graphies Ryōan-ji et Ryoanji. C'est un temple zen de l'école Rinzai, rattaché au Myoshin-ji, au nord-ouest de Kyoto.

Quel est le quartier le plus sympa de Kyoto ?

Pour se promener, Higashiyama, entre le Kiyomizu-dera et Gion, avec ses ruelles pavées et ses maisons en bois. Le Ryoan-ji, lui, est au pied du mont Kinugasa, un quartier résidentiel calme qu'on traverse surtout pour ses trois temples. Notre guide de Kyoto détaille les quartiers un par un.