
Monnaie japonaise : le yen, ses billets et ses pièces
Quatre billets, six pièces, aucune subdivision en circulation, et un pays qui sort encore ses espèces dix fois par jour. Voici à quoi ressemble l'argent japonais et comment on s'en sert vraiment.
Mis à jour en septembre 202612 min de lecture
- Symbole et code
- ¥ / JPY
- En circulation
- 4 billets
- De 1 à 500 ¥
- 6 pièces
La fiche du yen
- Nom
- Yen, écrit 円, prononcé « en »
- Émetteur
- Banque du Japon, depuis 1882
- Taux du jour
- 1 € = 178 ¥
- Subdivision
- Aucune en circulation
La monnaie japonaise est le yen, écrit 円 et prononcé « en » au Japon, jamais « yène ». Code international JPY, symbole ¥, un euro en vaut aujourd'hui 178. Quatre billets et six pièces circulent, sans aucune subdivision : le centime japonais n'existe plus depuis 1953.
Les dix objets sont à l'échelle les uns des autres. Touchez-en un.
100 ¥
environ 0,56 € au taux du jour
- Alliage
- Cupronickel, pleine
- Motif
- Des fleurs de cerisier
La pièce la plus utile du pays. Distributeurs de boissons, casiers à consigne des gares, laveries, bornes de temples, tout marche à la 100 ¥. Ne la laissez jamais tomber sous zéro dans votre poche.
Regardez les tailles avant les chiffres. C'est ainsi qu'on trie sa monnaie au Japon, parce qu'une des six pièces ne porte aucun chiffre arabe et que deux autres se ressemblent à s'y méprendre au fond d'une poche.
Les six pièces, du gramme d'aluminium au bimétal
Le jeu de pièces japonais tient dans une paume et couvre une amplitude de 1 à 500, soit de 0,01 € à 2,81 €. Aucun autre pays développé ne laisse une valeur aussi haute sur une pièce plutôt que sur un billet, conséquence directe de l'absence de petites coupures.
Deux d'entre elles sont percées, la 5 ¥ et la 50 ¥. Le trou servait à l'origine à économiser du métal et à distinguer les valeurs au toucher. Il rend aujourd'hui le même service aux personnes malvoyantes, et à vous quand vous fouillez votre poche sans regarder.

La pièce que vous ne saurez pas lire
La 5 ¥ est la seule pièce sans chiffre arabe. Elle porte 五円, en kanji, et rien d'autre. Un voyageur qui ne lit pas le japonais la reconnaît donc uniquement à sa couleur laiton et à son trou de cinq millimètres. Les commerçants y sont habitués et attrapent eux-mêmes la bonne pièce dans votre paume tendue, sans que cela soit malpoli.
L'autre piège tient à la 50 ¥ et la 100 ¥ : même alliage, même éclat argenté, un millimètre et demi d'écart de diamètre. Seul le trou de la 50 ¥ les sépare de façon fiable. Payer un distributeur avec la mauvaise des deux est le premier petit ratage de tout séjour.
Les quatre billets et la série de 2024
Le Japon renouvelle ses billets tous les vingt ans environ, moins pour changer de visages que pour garder une génération d'avance sur la contrefaçon. La série actuelle est entrée en circulation le 3 juillet 2024 et la précédente reste parfaitement valable : les deux se croisent tous les jours dans les tiroirs-caisses.
Sa nouveauté tient dans un hologramme qui fait pivoter le portrait quand on incline le billet, une première mondiale sur du papier-monnaie. Les chiffres, eux, ont grossi et se lisent enfin sans lunettes, et un repère en relief permet de reconnaître la valeur au doigt.
| Coupure | Depuis 2024 | Au verso |
|---|---|---|
| 1 000 ¥ | Kitasato Shibasaburo, bactériologiste | La Grande Vague de Kanagawa, de Hokusai |
| 2 000 ¥ | Inchangé, la porte Shureimon d'Okinawa | Une scène du Dit du Genji |
| 5 000 ¥ | Tsuda Umeko, pionnière de l'éducation des femmes | Des glycines en fleurs |
| 10 000 ¥ | Shibusawa Eiichi, père du capitalisme japonais | La gare de Tokyo, façade Marunouchi |
Les portraits de la série précédente, Fukuzawa Yukichi en tête, circulent toujours et le resteront.
Le choix des figures raconte quelque chose du pays : un médecin, une éducatrice, un industriel, aucun homme politique, aucun militaire. La Banque du Japon retient des personnalités des sciences et de la culture, en écartant le pouvoir. Le billet de 10 000 ¥ fait exception à sa manière, puisque Shibusawa Eiichi a fondé près de cinq cents entreprises.
Ce que valent vraiment 100, 1 000 et 10 000 yens
Le réflexe de calcul est simple : retirez deux zéros au montant en yens et vous approchez de l'euro. Un plat à 1 200 ¥ devient douze euros, à quelques dizaines de centimes près. De quoi décider devant une carte de restaurant sans sortir le téléphone.
| Montant | En euros | Ce que ça paie |
|---|---|---|
| 100 ¥ | 0,56 € | Une bouteille de thé au distributeur |
| 500 ¥ | 2,81 € | Un café de chaîne, un onigiri et une soupe |
| 1 000 ¥ | 5,62 € | Un bol de ramen dans un bon comptoir |
| 5 000 ¥ | 28,09 € | Une nuit en business hotel de province |
| 10 000 ¥ | 56 € | Les trois quarts d'un aller Tokyo-Kyoto en Shinkansen |
Au taux de 1 € = 178 ¥, actualisé plusieurs fois par jour.
Pour convertir un montant précis, connaître le taux exact ou comparer le coût des méthodes de change, tout est sur notre page yen euro. Le prix moyen des repas, des nuits et des transports est détaillé dans le budget d'un voyage au Japon.
Pourquoi le pays des robots paie encore en liquide
Le paradoxe frappe tout le monde à l'arrivée. Un pays qui a inventé le QR code, équipé ses gares de portillons sans contact dès 2001 et couvert ses trottoirs de distributeurs automatiques continue de sortir des billets pour un bol de nouilles. Quatre raisons expliquent cette survivance, et aucune ne relève du retard technique.
La première tient à la sécurité. Porter 100 000 ¥ sur soi ne présente quasiment aucun risque dans un pays où un portefeuille perdu revient souvent à son propriétaire par le poste de police du quartier. La deuxième est comptable : les commissions réclamées aux commerçants par les réseaux bancaires ont longtemps dépassé ce qu'un patron de comptoir de six places pouvait absorber. La troisième est démographique, avec une clientèle âgée qui n'a jamais eu de raison de changer d'habitude.
La dernière est la plus intéressante : le Japon avait déjà résolu le problème que la carte devait résoudre. Les cartes IC rechargeables règlent depuis vingt ans le trajet, le café et le casier en un geste, sans code ni signature. La carte bancaire arrivait donc sur un marché où la lenteur du paiement n'était plus un problème.

Où la carte passe, où il faut des espèces
La ligne de partage ne suit pas le prix mais la taille de l'établissement. Un konbini prend la carte pour 150 ¥ d'onigiri, un comptoir de ramen tenu par un couple refuse tout sauf les billets pour un repas à 1 200 ¥. La règle, telle qu'elle se vérifie sur place :
| Où | Ce qui passe | Détail |
|---|---|---|
| Konbini, supérettes | Carte et sans contact | Même pour un onigiri à 150 ¥ |
| Grands magasins, chaînes | Carte | Visa et Mastercard partout, Amex plus inégal |
| Hôtels, ryokan de ville | Carte | Souvent prépayés en ligne de toute façon |
| Trains, métro, bus urbains | Carte IC | Suica ou Pasmo, ou carte bancaire sans contact sur certaines lignes |
| Restaurants de chaîne | Carte | Bornes de commande au comptant ou par carte |
| Petits izakaya, comptoirs de ramen | Espèces | Le patron ne veut pas de la commission bancaire |
| Temples, sanctuaires | Espèces | Offrandes, charmes, omikuji : pièces uniquement |
| Marchés, échoppes de rue | Espèces | Les festivals sont intégralement au comptant |
| Casiers à consigne anciens | Pièces de 100 ¥ | Les modèles récents acceptent la carte IC |
| Bus et taxis de campagne | Espèces | Faites l'appoint, le chauffeur rend rarement sur 10 000 ¥ |
Les grandes villes basculent vite vers la carte, la campagne beaucoup moins. Un distributeur de billets se trouve toujours dans le konbini le plus proche.
Un signe à connaître : 現金のみ, affiché à l'entrée ou sur la caisse, signifie « espèces uniquement ». Il apparaît aussi sur les bornes de commande des restaurants, celles où l'on achète un ticket avant de s'asseoir.
Retirer des yens : le konbini avant la banque
Contre toute intuition, le meilleur distributeur du Japon n'est pas dans une banque mais dans une supérette. Les automates Seven Bank, installés dans les 7-Eleven, acceptent les cartes étrangères sans exception, fonctionnent vingt-quatre heures sur vingt-quatre et proposent un menu en français. Il y en a plus de vingt mille dans le pays, dont plusieurs dans les halls d'arrivée de Narita, Haneda et du Kansai.
Les automates de la poste japonaise, marqués JP Bank, prennent le relais dans les villages où il n'y a pas de konbini, avec des horaires plus restreints. Les distributeurs des banques japonaises, eux, refusent souvent les cartes émises à l'étranger et se mettent en veille le soir : ne comptez pas dessus.
Retirez par tranches d'au moins 20 000 ¥. La commission de l'automate est fixe : elle pèse lourd sur un petit retrait et devient négligeable sur un gros.
Les cartes qui ne prennent pas de commission de change
Le distributeur prélève 110 à 220 ¥ par retrait. Votre banque, elle, prend 2 à 3 % de commission de change sur chaque opération, et c'est là que part l'argent. Sur un budget de 2 500 €, l'écart entre une carte classique et une carte sans frais de change dépasse la centaine d'euros.
Change au taux interbancaire en semaine et solde en yens que l'on alimente à l'avance. C'est la carte la plus courante dans les sacs des voyageurs français au Japon.
Voir l'offreTaux interbancaire avec une commission affichée avant validation, et un solde JPY que l'on garde d'un voyage à l'autre. La carte fonctionne dans les automates Seven Bank.
Voir l'offreBanque française classique, avec paiements et retraits hors zone euro sans frais sur les formules haut de gamme. Utile si vous préférez un seul établissement.
Voir l'offreLiens partenaires. Le prix ne change pas pour vous, le site touche une commission si vous souscrivez. Pour ouvrir un compte sur place, voyez notre guide du compte bancaire au Japon.
Combien d'espèces prévoir chaque jour
La bonne méthode consiste à garder en permanence de quoi tenir une journée entière au comptant, et à recharger au konbini dès que la réserve fond. Pas à arriver de France avec la totalité du budget en billets, qui coûte plus cher au change et se promène mal.
| Votre voyage | À avoir sur soi | Pourquoi |
|---|---|---|
| Tokyo, Kyoto, Osaka, hôtels réservés | 5 000 à 10 000 ¥ par jour | La carte couvre l'essentiel, le liquide sert aux petits restaurants et aux temples |
| Itinéraire mixte ville et campagne | 10 000 à 15 000 ¥ par jour | Les bus ruraux, les auberges familiales et les marchés n'ont que le comptant |
| Randonnée, îles, Kumano Kodo | 20 000 ¥ par jour, retirés avant | Les distributeurs acceptant les cartes étrangères se raréfient vite |
| Séjour long, installation | Compte japonais dès que possible | Loyer, factures et salaire passent par le virement local |
Emportez de quoi couvrir les premières vingt-quatre heures, soit 10 000 à 20 000 ¥ par personne, et faites le reste sur place. Au-delà de 1 000 000 ¥ en espèces, une déclaration à la douane japonaise devient obligatoire à l'arrivée, gratuite mais impérative.
Suica, Pasmo, PayPay : la monnaie que personne ne compte
À côté des billets et des pièces circule une troisième forme d'argent japonais, invisible dans les statistiques touristiques et pourtant utilisée plus souvent que la carte bancaire : les cartes IC. Suica pour l'est du pays, Pasmo pour le réseau privé de Tokyo, Icoca pour le Kansai, et une dizaine d'autres, toutes interopérables depuis 2013.
On les recharge en espèces aux automates de gare, on les pose sur un lecteur et le portillon s'ouvre. Le même geste paie ensuite le café, le distributeur de boissons, le casier à consigne et la note du konbini. Une carte IC tient donc du porte-monnaie électronique, dont le transport n'est qu'un usage parmi d'autres.

La Suica et la Pasmo physiques ont connu des ruptures de stock durables à Tokyo, faute de puces. La version pour voyageurs, la Welcome Suica, reste vendue dans les aéroports et les grandes gares, valable vingt-huit jours. Ces cartes s'ajoutent directement à l'application Cartes d'un iPhone, ce qui évite la file et permet de recharger à la carte bancaire.
PayPay, lui, est le QR code qui a tout emporté depuis 2018. Les petits commerçants l'ont adopté parce qu'il ne coûte presque rien, là où ils refusaient la carte bancaire. Il demande en revanche un numéro de téléphone japonais, ce qui le met hors de portée d'un voyageur de passage. Si un comptoir refuse votre carte mais affiche le logo rouge de PayPay, la réponse reste le billet.
Le sen et le rin, les centimes disparus
Le yen a eu des sous-unités. Un yen valait cent sen, et un sen dix rin, système décimal adopté dès 1871, bien avant que la plupart des monnaies européennes ne se décimalisent. L'inflation d'après-guerre a rendu ces fractions absurdes, et une loi de 1953 les a retirées de la circulation d'un trait.
Le mot n'a pourtant pas disparu. Les cotations de change et les cours de bourse japonais affichent toujours leurs décimales en sen, et une pièce de sen se vend quelques centaines de yens chez les marchands de monnaies. Si vous cherchez une « monnaie japonaise sen » dans une brocante, c'est de numismatique qu'il s'agit, pas de change.
Conséquence pratique de cette absence : aucun prix japonais ne porte de virgule. Les montants sont des entiers, la caisse ne rend jamais de fraction, et le yen est de ce fait l'une des rares grandes monnaies que les marchés cotent sans décimale.
D'où vient le yen
La première monnaie frappée dans l'archipel, le Fuhonsen, remonte à la fin du VIIe siècle. Elle n'a jamais vraiment circulé, et le Japon médiéval a longtemps utilisé les pièces de cuivre importées de Chine, faute d'émission locale crédible. Le riz et la soie servaient de monnaie d'échange pour tout le reste.
Le yen naît en 1871, trois ans après la restauration de Meiji, quand le nouveau gouvernement remplace le désordre monétaire de l'époque d'Edo par une unité décimale unique. Son nom vient du caractère 圓, « rond », qui désignait les pièces d'argent rondes venues d'Occident, par opposition aux lingots ovales japonais. La Banque du Japon, fondée en 1882, en obtient le monopole d'émission.
La suite tient en trois dates. En 1949, l'occupation américaine fixe le yen à 360 pour un dollar, taux qui portera la reconstruction industrielle. En 1973, le flottement libère le change. Dans les années 1990, après l'éclatement de la bulle, la Banque du Japon inaugure les taux zéro que le reste du monde découvrira bien plus tard.
Yen, yuan, et le statut de monnaie refuge
La confusion entre yen japonais et yuan chinois est fréquente, et elle a une bonne raison : les deux noms descendent du même caractère 圓 et les deux monnaies se notent ¥. Ce sont pourtant deux devises sans rapport, séparées par leurs codes JPY et CNY, et par un ordre de grandeur : un yuan vaut une vingtaine de yens.
Le yen occupe une place particulière sur les marchés. Il est la troisième devise la plus échangée au monde, derrière le dollar et l'euro, et surtout la valeur refuge classique : quand une crise éclate quelque part, les capitaux se replient vers lui et il monte, même si le choc n'a rien de japonais. Le pays est créancier net du reste du monde, ce qui rend sa monnaie rassurante en période de panique.
Cela n'empêche pas les phases de faiblesse durable, comme depuis 2022, quand l'écart de taux d'intérêt avec l'Europe et les États-Unis a fait fondre la demande de yens. Pour le voyageur, cette faiblesse est une aubaine : le Japon coûte aujourd'hui nettement moins cher qu'il y a cinq ans, ce que détaille notre page sur le coût de la vie au Japon.
L'étiquette de l'argent au Japon
L'argent ne se tend pas de la main à la main. Toute caisse japonaise porte un petit plateau, souvent en plastique nervuré : on y dépose ses billets, le commerçant y rend la monnaie. Le geste évite le contact et laisse les deux parties compter tranquillement. Tendre un billet à bout de bras n'est pas une faute grave, mais le plateau est là pour ça.
Le pourboire n'existe pas, et laisser de la monnaie sur une table provoque en général qu'on vous coure après pour vous la rendre. Le service est compris, le bien faire est la norme et non un extra à récompenser. Dans un ryokan haut de gamme, un usage ancien veut qu'on remette une enveloppe à la personne qui s'occupe de la chambre, mais un voyageur n'a aucune obligation de s'y plier.
Dernier usage, celui des enveloppes. Un cadeau d'argent, pour un mariage ou une naissance, se donne dans une enveloppe décorée appelée shugi-bukuro, avec des billets neufs obtenus exprès au guichet d'une banque. Donner des billets froissés dans ce contexte se remarque immédiatement.
Questions fréquentes sur la monnaie japonaise
Quelle est la monnaie du Japon ?
Le yen, écrit 円 en japonais et prononcé « en » sur place, jamais « yène ». Son code international est JPY et son symbole ¥. Il est émis par la Banque du Japon depuis 1882 et circule sous quatre billets et six pièces. Le Japon est le seul pays au monde à l'utiliser.
Quel est le symbole de la monnaie japonaise ?
Le signe ¥, un Y barré de deux traits horizontaux. Les Japonais eux-mêmes l'écrivent rarement : ils posent le kanji 円 après le montant, comme dans 500円. Le même symbole ¥ sert aussi au yuan chinois, ce qui explique que les convertisseurs demandent toujours de préciser JPY ou CNY.
Quelle est la valeur de 100 yens en euros ?
Environ 0,56 € au taux du jour. La pièce de 100 ¥ est la plus utilisée du pays : elle fait tourner les distributeurs de boissons, les casiers à consigne des gares et les laveries automatiques. Notre convertisseur yen euro donne le montant exact et le taux en direct.
Quelle est la valeur de 1000 yens en euros ?
Autour de 5,62 €. C'est le prix d'un bon bol de ramen, d'un plateau de sushis de supermarché ou d'un billet de métro pour la journée. Le billet de 1 000 ¥ est la coupure que vous manipulerez le plus souvent, et celle que réclament les automates de tickets.
Y a-t-il des centimes au Japon ?
Plus depuis 1953. Le yen se divisait autrefois en 100 sen, eux-mêmes divisés en 10 rin. L'inflation d'après-guerre a vidé ces sous-unités de leur sens et une loi les a retirées de la circulation. Le sen survit uniquement dans les cotations boursières et les taux de change, où il sert à afficher les décimales.
Pourquoi le Japon utilise-t-il encore autant d'espèces ?
Parce que rien n'a jamais poussé le pays à arrêter. La criminalité est basse, donc porter du liquide n'est pas risqué. Les commerçants refusaient les commissions bancaires. La population est âgée et attachée à ses habitudes. Et le pays avait déjà résolu le problème du paiement rapide avec les cartes IC dès 2001. La part du paiement sans espèces monte vite, mais le liquide reste indispensable dans les petits établissements et à la campagne.
Peut-on payer par carte partout au Japon ?
Dans les villes, presque partout : konbini, chaînes de restaurants, grands magasins, hôtels, taxis et transports acceptent la carte et le sans contact. Le liquide reste obligatoire dans beaucoup de petits izakaya, aux comptoirs de ramen, dans les temples, sur les marchés, dans les casiers à consigne anciens et dans une bonne partie des bus de campagne.
Combien de liquide faut-il prévoir pour un voyage au Japon ?
Comptez 10 000 à 15 000 ¥ sur vous en permanence, soit 56,18 à 84,27 €, et retirez au fur et à mesure plutôt que d'arriver avec tout votre budget en billets. Les distributeurs des konbini fonctionnent jour et nuit, y compris dans les halls d'arrivée de Narita et du Kansai.
Où retirer des yens au Japon ?
Aux automates des konbini avant tout : ceux de 7-Eleven, opérés par Seven Bank, acceptent les cartes étrangères sans exception et affichent un menu en français. Les bureaux de poste japonais, avec leurs automates JP Bank, sont la solution de repli à la campagne. Les distributeurs des banques japonaises, eux, refusent souvent les cartes émises à l'étranger et ferment le soir.
Quelle est la différence entre le yen et le yuan ?
Ce sont deux monnaies distinctes, japonaise pour le yen, chinoise pour le yuan, qui partagent le même symbole ¥ et une origine commune : les deux noms viennent du caractère 圓, « rond », qui désignait les pièces d'argent rondes venues d'Occident au XIXe siècle. Un yuan vaut aujourd'hui une vingtaine de yens. Les codes JPY et CNY les séparent sans ambiguïté.
Le billet de 2000 yens existe-t-il vraiment ?
Oui, mais vous ne le croiserez probablement jamais. Émis en 2000 pour le sommet du G8 d'Okinawa, il n'a jamais trouvé sa place : les automates ne le prennent pas, les tiroirs-caisses n'ont pas de compartiment pour lui, et la Banque du Japon a cessé d'en imprimer. Il représente aujourd'hui moins de 1 % des billets en circulation, l'essentiel restant à Okinawa où il est devenu un objet de fierté locale.
Les anciens billets japonais sont-ils encore valables ?
Oui. La série émise le 3 juillet 2024 cohabite avec la précédente, et les deux ont cours légal. Aucun billet japonais moderne n'a jamais été démonétisé, y compris ceux d'avant-guerre. Seuls certains automates récents font la fine bouche devant les coupures les plus anciennes.
Écrit et vérifié par
Rédactrice franco-japonaise, au Japon depuis 2014 (12 ans). Japonais JLPT N1. Installée au Japon depuis 2014, Sofia Tanaka paie encore une bonne moitié de ses dépenses en espèces.
Mis à jour le 17 septembre 2026Méthodologie éditorialeProfil de l'auteur
À lire aussi





